France-200 députés socialistes appellent à soutenir Hollande

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* 200 députés sur 290 s'inscrivent "dans le chemin" de Hollande * Les signataires semblent redouter une dissolution de l'Assemblée * L'UMP refusera une éventuelle cohabitation PARIS, 28 août (Reuters) - Plus de 200 députés socialistes appellent jeudi au rassemblement derrière François Hollande dans une tribune publiée jeudi par Le Monde, où ils pressent les frondeurs du PS d'être "pleinement responsables de l'intérêt général de la gauche et du pays". Regrettant "la permanence d'une défiance a priori à l'égard de l'exécutif", les signataires, dont le président de l'Assemblée Claude Bartolone, se définissent comme "ni godillots, ni déloyaux" face aux contestataires du parti. "Le président de la République a indiqué le calendrier de cette seconde moitié du quinquennat dans son entretien télévisé du 14 juillet. Nous nous inscrivons dans ce chemin", écrivent-ils, réaffirmant leur soutien aux réformes engagées. Deux jours après la formation du gouvernement Valls II écartant trois ministres réclamant un changement de cap, les 200 députés - sur les 290 du groupe PS - semblent vouloir éviter de voir l'exécutif contraint à dissoudre l'Assemblée nationale. Dénonçant "une mobilisation de socialistes contre d'autres socialistes", ils réclament une cohérence "par un cap constant". "Il ne s'agit pas de se montrer sourds aux manifestations d'inquiétude. Mais on ne peut redonner confiance à un pays qui doute par des coups de volant brusques et répétitifs." "Nous voulons réussir ensemble et non perdre les uns contre les autres", insistent-ils. L'UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DU PS S'ANNONCE HOULEUSE Parmi les signataires, figurent une vingtaine de députés qui avaient apposé en avril dernier leur nom au bas de "l'appel des 100", signé par 90 élus, pour une inflexion politique. Emmanuel Maurel, l'un des chefs de file de la gauche du PS, a jugé cette tribune "ambiguë", les signataires s'engageant notamment à faire en sorte que "les inflexions sociales en faveur des plus fragiles soient prises en compte". "Dans ces 200 députés que je connais et que j'apprécie, j'ai envie de leur poser la question : 'est-ce que vraiment vous avez été élus pour remettre en cause le non travail le dimanche, pour remettre en cause les 35 heures ?" a-t-il demandé sur BFM-TV. Au terme d'une semaine marquée par la formation du nouveau gouvernement et l'arrivée à l'Economie de l'ancien banquier Emmanuel Macron, les débats de l'université d'été du PS à La Rochelle, qui s'ouvre vendredi, s'annoncent tendus. L'UMP considère que Manuel Valls n'est plus certain d'avoir de majorité et exige un vote de confiance immédiat - et non en septembre ou octobre - tout en assurant refuser une cohabitation si elle devait l'emporter après une dissolution. La principale formation d'opposition demandera une autre élection présidentielle si la confiance est refusée au deuxième gouvernement Valls. Pour le président du MoDem, François Bayrou, il y a désormais deux gauches. "Il ne reste qu'une solution, la dissolution", a-t-il dit mercredi sur i>Télé. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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