Français, Anglais et Allemands, champions de l'immobilier vert

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Le cabinet d'avocats d'affaires Baker & McKenzie vient de publier la première édition d'un baromètre évaluant les politiques et réglementations de 16 pays en matière d'économie durable. Dont la France.

La France - et les pays européens - sont donc à la pointe de l'économie durable dans l'immobilier. C'est le constat qui ressort du premier baromètre réalisé par le cabinet Baker & McKenzie, où Le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France occupent les trois premières places. Comment est-il réalisé? En tenant compte de plusieurs critères essentiels de l'économie verte, dont la certification environnementale, émissions de CO2, énergies renouvelables, bail vert... Les pays sont classés en quatre catégories, selon les performances observées dans chaque domaine. Pourquoi ces bons résultats des pays européens? Principalement par l'influence de l'Union européenne, qui impose à ses États membres un grand nombre de directives en matière de politique environnementale, et une exemplarité.

En rendant obligatoires les diagnostics de performance énergétique pour la construction, la location et la vente d'un bien immobilier, la directive sur la performance énergétique des bâtiments de 2002 - amendée en 2010 - a permis par exemple aux pays européens de prendre toutes les premières places... contrairement aux États-Unis qui ne les ont pas rendus obligatoires! Autre exemple: la directive sur les énergies renouvelables (2009) oblige les États membres à intégrer un pourcentage minimum d'énergies renouvelables dans leur mix énergétique d'ici 2020.

Des banques «vertes» dans certains pays

Cependant, il faut aussi noter que les pays européens les plus solides économiquement (Royaume Uni, Allemagne, France ou Pays-Bas) sont aussi les plus en avance en matière d'immobilier durable. Pourquoi? Tout simplement parce qu'ils ont moins souffert de la crise financière! Ce n'est pas le cas des pays d'Europe du Sud comme l'Espagne où les préoccupations d'ordre environnemental sont passées au second plan derrière la relance économique.

Ce contraste binaire «Nord-Sud» n'est pas le seul: la France est à la traîne en matière de financement de projets immobiliers durables comparé à l'Allemagne et le Royaume-Uni, qui créé des banques «vertes» contrôlées par l'État qui prêtent à de faibles taux pour ce type de projets. Dans certains pays, les banques commerciales sont elles aussi très impliquées. La Deutsche Bank a investi 1,2 milliard de dollars en 2013 dans des projets verts.

En termes de rénovation durable des bâtiments, ce sont l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas qui enregistrent les meilleurs résultats, grâce à de généreuses subventions pour ce type de travaux: en tout, c'est près de 900 millions d'euros en Italie et 400 millions d'euros aux Pays-Bas qui ont été accordés afin de moderniser durablement les logements. Une générosité qui n'est en vigueur ni en France, en Allemagne ou au Royaume Uni!

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