Fragile unité nationale après les attaques de Paris

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LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS POLITIQUES FRANÇAIS EXPRIMENT LEUR EFFROI
LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS POLITIQUES FRANÇAIS EXPRIMENT LEUR EFFROI

PARIS (Reuters) - Les principaux dirigeants politiques français ont exprimé un même effroi après les attaques meurtrières de vendredi soir à Paris et appelé à l'unité du pays sans parvenir à en dissimuler toutes les fissures qui sont d'emblée apparues.

Etat de guerre, "horreur", "solidarité" et "unité nationale" sont les mots les plus souvent choisis par ces responsables dès l'annonce des attaques qui ont fait plus de 120 morts dans la capitale et autour du stade de France, au nord de Paris.

A trois semaines des élections régionales des 6 et 13 décembre, la plupart des candidats ont suspendu leur campagne, à l'instar du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, qui a convoqué samedi une réunion extraordinaire de son bureau national.

"Nous soutenons les mesures d'exception décidées, elles en appellent d'autres", a-t-il dit dans une déclaration solennelle, en référence notamment à l'état d'urgence décrété dès vendredi.

Dans un communiqué commun, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, et tous les présidents de groupe de l'Assemblée ont pour leur part appelé à "l'unité nationale" pour "faire face à cette terrible épreuve."

A droite, l'ancien Premier ministre François Fillon a jugé l'heure "à la résistance contre le fanatisme djihadiste" et, là encore, à "l'unité nationale", tandis que le maire de Bordeaux, Alain Juppé a estimé que la France devait "faire bloc" face à un "défi mortel".

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, a annulé une réunion avec les nouveaux adhérents de LR après une déclaration solennelle dans laquelle il a apporté son soutien à l'état d'urgence et aux contrôles aux frontières.

"Les terroristes ont déclaré la guerre à la France", a dit l'ancien chef de l'Etat, reprenant presque mot pour mot une formule de son successeur à l'Elysée.

"INFLEXIONS MAJEURES"

"Notre réponse doit exprimer une fermeté et une détermination de chaque instant", a-t-il ajouté, sans résister toutefois à la tentation de faire la leçon à François Hollande.

"Notre politique extérieure doit intégrer le fait que nous sommes en guerre, notre politique de sécurité intérieure également", a-t-il dit. "Nous avons besoin d'inflexions majeures pour que la sécurité des Français soit pleinement assurée."

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a parlé pour sa part de "tragédie nationale" et souhaité, elle aussi, que la nation reste "unie dans cette épreuve".

Mais elle a enfourché le cheval de bataille de prédilection du parti d'extrême droite : "La France et les Français ne sont plus en sécurité (...) des mesures d'urgences s'imposent."

"La France doit enfin déterminer quels sont ses alliés et quels sont ses ennemis, ses ennemis ce sont ces pays qui entretiennent des relations bienveillantes avec l'islamisme radical", a-t-elle poursuivi, dans une allusion aux partenaires arabes de la France, notamment dans le Golfe.

En revanche, tous ceux qui combattent les djihadistes "sont des alliés de la France et doivent être traités comme tels", a ajouté Marine Le Pen, en référence notamment à la Russie.

Du côté des organisations communautaires, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), instance représentative de l'islam en France, a condamné avec la plus grande vigueur des attaques "odieuses et abjectes", appelant "la Nation toute entière à l'unité et à la solidarité".

Le cardinal catholique André Vingt-Trois a annoncé qu'il présiderait dimanche une messe à Notre-Dame à la mémoire des victimes des attentats.

(Elizabeth Pineau, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • calippe3 le samedi 14 nov 2015 à 16:54

    suite les querelles de quartier on en a marre on veut pouvoir enfin se centrer sur l'économie le travail et avoir des discours dans ce sens en paix oui en paix .....

  • calippe3 le samedi 14 nov 2015 à 16:49

    un chef doit être un chef et se soucier de son peuple dans ses racines et ses coutumes et les faires respecter sans l'obliger à en changer il n'est jamais trop tard pour rectifier les erreurs du passé ......frontière , droit du sol etc et ceux qui ne sont pas content qu'ils aillent ailleurs si c'est mieux quand nos politiques auront compris, ça ira mieux dans les esprits des français et ceux d'origine étrangère qui veulent devenir français avec ce qu 'elle est depuis des siècles . les querelles