Fournitures scolaires : des efforts sur les prix, pas sur le choix

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Le prix du «cartable» pour la rentrée 2013 est en hausse contenue de 0,6% en grandes surfaces, selon l'UFC-Que Choisir. Certains produits, en revanche, manquent dans les rayons.

Tandis que près de 3 millions de familles doivent percevoir à partir de ce mardi l'allocation de rentrée scolaire, la ruée sur les stylos, trousses, agendas et cartables en grandes surfaces devrait s'accentuer alors que les élèves vont retrouver le chemin de l'école le 3 septembre. Les fournitures pèsent pour 41% des dépenses de rentrée des Français, devant l'habillement (22%), les frais de rentrée (14%) ou les livres (13%), selon l'association UFC-Que choisir, qui vient de publier les résultats d'une enquête* sur le coût des fournitures de rentrée. Le prix du «cartable» pour la prochaine rentrée a augmenté en moyenne de 0,6% par rapport à 2012 dans les hypers et supermarchés. Soit moins que l'inflation (+0,9% en juillet sur un an) mais plus que l'estimation de l'Éducation nationale, qui a fait état lundi d'une hausse du coût de la rentrée à «seulement 0,3%».

Au final, le panier de rentrée est passé à 98,04 euros pour les élèves du primaire et à 136,43 euros pour ceux qui rentrent en 6e. Côté enseignes, Leclerc est de loin «le premier de la classe» sur le front des prix. Avec un cartable de primaire à 77 euros, le distributeur est 21% moins cher que la moyenne. Idem pour son panier de 6e qui, à 105 euros, coûte 23% de moins que le cartable moyen. Monoprix, quant à lui, se voit décerner le «bonnet d'âne» en proposant un panier à 138 euros pour les primaires et à 195 euros pour les 6e. «La grande distribution (...) a réussi à contenir encore un peu plus le prix des fournitures, notamment grâce à un effort notable consenti sur les prix juste avant la rentrée», se félicite l'UFC. Entre juillet et août, les prix dans les grandes surfaces ont en effet baissé en moyenne de 1,2%.

«Cette hausse globale modérée cache néanmoins des coups de massue tarifaires injustifiés qui concernent aussi bien les produits de marque que les marques de distributeurs», nuance l'association. Certains produits pèseront plus lourds que d'autres dans le cartable des écoliers, comme le crayon graphite bout gomme BIC dont le prix a flambé de 9%, le stylo plume Chrome de Waterman (+8%) ou la calculette scientifique Casio (+6%). A l'inverse, le prix du ruban adhésif Scotch baisse de 3% et celui du stylo BIC cristal de 15%.

«Fausses économies payées 'plein pot'»

«Au-delà du prix, encore faut-il trouver les produits de la liste de l'école», note encore l'UFC, qui met en garde les consommateurs contre «les fausses économies payées 'plein pot'». Dans sa ligne de mire, les enseignes qui ne jouent pas le jeu en matière d'achalandage. Certains produits tels que les cahiers de texte, protège- cahiers, équerres ou calculatrices sont difficiles à dénicher dans les rayons, en particulier sur les drives. L'UFC affirme n'avoir trouvé en moyenne qu'un produit sur deux sur les sites Internet des distributeurs. «A devoir ainsi rechercher d'un magasin à l'autre les fournitures manquantes, les promesses d'économies risquent vite d'être effacées par le plein d'essence!» S'il est le moins cher, Leclerc ne propose dans ses drives que 42% des produits de la liste testée, tandis que Cora figure «au tableau d'honneur» avec 82% des produits disponibles.

Ce manque de choix dans les rayons pénalise surtout les produits de marques nationales, à qui sont quasi systématiquement préférées les marques de distributeurs (MDD) dont la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. Un constat partagé par Familles de France qui, en conclusion de sa propre enquête, lance un avertissement sur les «premiers prix» mais aussi sur «les articles griffés où la qualité est relayée au second plan pour un effet de mode». Enfin, lors d'un point presse ce mardi, Patrick Chrétien, le président de l'association, a regretté que «sur tous les articles de sports et de plus en plus sur les fournitures non papetières, on observe l'arrivée de produits fabriqués hors de France au détriment parfois de la qualité».

* Enquête réalisée sur un échantillon de 1000 grandes surfaces (de 12 enseignes de distribution) en juillet et en août. Les prix ont été relevés pour un panier de 45 produits de rentrée, constitué à partir de la liste de référence éditée par l'Éducation nationale et de celles fournies par plusieurs établissements scolaires.

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  • faites_c le mardi 20 aout 2013 à 14:48

    «Au-delà du prix, encore faut-il trouver les produits de la liste de l'école»J'aimerai comprendre ce qu'est la liste de l'école et j'ose espérer que cette liste est une liste générique de produits et pas ce que j'ai connu il y a 40 ans du style : un cahier de brouillon A4 avec 48 pages et des petits carreaux!!! Comme si le fait d'avoir 52 pages au lieu de 48 et d'avoir des carreaux de tailles non normalisées avait une quelconque importance pour un cahier dit de "brouillon"