Fournier espère que la pression du résultat stimulera ses joueurs

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Fournier espère que la pression du résultat stimulera ses joueurs
Fournier espère que la pression du résultat stimulera ses joueurs

A la veille du déplacement à Caen (17h00), Hubert Fournier sait que l'urgence est déjà présente sur le plan comptable à Lyon. Mais l'entraîneur lyonnais a senti ses joueurs plus engagés cette semaine et espère que cette pression les stimulera.

Hubert Fournier, le Mercato se termine dans quelques jours, vous avez hâte ?
Je ne vous cache pas qu’on sera content quand le 31 sera passé, car c’est quand même assez lourd et pesant au quotidien d’avoir toujours ces incertitudes, ces joueurs en partance, et peut-être certains qui sont aussi un peu inquiets de la concurrence qui pourrait arriver. Donc, ça fait déjà longtemps que ça dure et on sera content quand on aura fini cette période de Mercato pour savoir avec quel groupe on va évoluer toute la saison.

Comment s’est passée la semaine ? Avez-vous senti des améliorations ?
Physiquement, j’ai toujours l’impression qu’il y a un mieux. Mentalement, il y a toujours un peu de tension car la situation n’est pas aussi simple qu’on l’aurait souhaité. Mais quelque part, c’est bien qu’il y ait cette mise sous pression, ça permet de mobiliser toutes les énergies.

Il y a déjà urgence au niveau comptable ?
C’est sûr que quand on vient de perdre à domicile, il y a une urgence de points. A nous de faire le match qu’il faut, comme à Guingamp, mais on sait que le match à Caen ne va pas être simple. Il y a quelques mois en arrière, on en avait pris trois, donc j’espère que ça nous servira de leçon pour bien préparer cette rencontre.

« La réponse que j’attends, c’est sur le terrain »

L’absence d’Alexandre Lacazette change-t-elle quelque chose ?
Ça change sur le plan offensif parce que ça va permettre à Claudio Beauvue de s’exprimer et de débuter un match de championnat. A lui de démontrer ce qu’il nous montre lors de ses rentrées, et cette fois de façon un peu plus longue.

Beauvue peut vous permettre de prendre davantage la profondeur, ce qui a manqué lors des premiers matchs ?
Oui ça peut être un plus. Surtout sur un match à l’extérieur où il y aura peut-être plus d’espaces pour qu’il puisse s’exprimer.

Comment s’est caractérisée cette pression du résultat à l’entraînement cette semaine ?
Il y a eu des entretiens, le président est aussi passé dans la semaine, et puis j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’engagement lors des entraînements. Ça, c’est le point positif car on en aura besoin. La saison passée, on avait été mangé dans l’engagement à Caen, donc c’est bien qu’on est pris conscience que ça passera par là pour aller faire un résultat à D’Ornano et pour espérer une possible qualification en Ligue des Champions.

Êtes-vous convaincu qu’il y a eu une prise de conscience dans le vestiaire ?
Moi la réponse que j’attends, c’est sur le terrain. Là, on saura s’il y a une prise de conscience. Je suis assez optimiste sur le fait qu’ils aient entendu le signal mais on le verra plus concrètement sur le terrain.

« Dire que Lacazette doit comprendre les sifflets, ce n’est pas le stigmatiser »

Vous allez beaucoup utiliser cette claque de la saison dernière 3-0) pour préparer le match de Caen ?
C’est la dernière confrontation qu’on a eu avec eux, c’est une équipe qui a gardé ces vertus-là, qui fait un très bon début de championnat. Forcément qu’il faut en tenir compte puisque l’adversaire qu’on aura face à nous samedi sera axé sur ces mêmes vertus.

On a beaucoup évoqué le manque d’efficacité de Lacazette. Est-ce que le remède viendra seulement de la guérison de sa blessure au dos ?
Ça en fait partie. Quand un joueur n’est pas à 100%, il ne peut pas s’exprimer pleinement sur le terrain. Et puis sans doute reprendre un peu de confiance dans son corps, et dans sa place sur le terrain. Les sifflets du public ? Dire qu’il faut qu’il comprenne les sifflets, ce n’est pas le stigmatiser, c’est une réalité. Ça fait partie du bagage des grands joueurs de savoir passer ces moments difficiles. Il doit comprendre que ce qu’il a montré l’année dernière l’oblige à un niveau de performance qui est l’adage des grands joueurs. On a eu un entretien et comme c’est un garçon intelligent, il le comprend très bien. Il a fait son autocritique rapidement, il n’a pas attendu la fin du match, on l’a vu tout de suite sur le banc. Mais il y a aussi des circonstances qui peuvent expliquer qu’il n’ait pas pu s’exprimer pleinement depuis le début de la saison.

On a aussi fait le constat qu’il y avait un problème de jeu...
On a aussi fait ce constat. A travers les séances d’entrainement, on a tâché avec certaines contraintes, notamment dans les touches de balle, d’accélérer le jeu qui de temps en temps était un peu monorythme. C’était aussi dû à notre volonté de ne pas pouvoir accélérer, et au fait qu’on avait face à nous, et il faudra s’y habituer, des équipes hermétiques et qui nous laissent très peu d’espaces. On a confondu patience et lenteur dans la construction de notre jeu, ce qui ne nous a pas permis d’exprimer les qualités de nos attaquants.

Propos recueillis par Anthony Ravas, à Lyon

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