Four Nations: une édition 2013 qui rime avec transition

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UN FOUR NATIONS SYNONYME DE TRANSITION
UN FOUR NATIONS SYNONYME DE TRANSITION

par Greg Stutchbury

WELLINGTON (Reuters) - Le Four Nations qui débute ce samedi ne fera pas encore office de répétition générale pour la Coupe du monde mais, à deux ans du tournoi, il sera un indicateur intéressant pour des équipes de l'hémisphère Sud toutes en phase de transition.

Des quatre équipes en lice, la Nouvelle-Zélande sort encore une fois du lot et fait figure de grande favorite. Mais les champions sortants doivent relever cette année un défi, injecter du sang neuf dans un groupe vieillissant.

L'objectif avoué de l'entraîneur des All Blacks Steve Hansen est de continuer à jouer au rugby encore plus vite que les autres, puisse en témoigner sa décision de ne pas conserver le champion du monde Piri Weepu, jugé trop lent pour le style de jeu recherché.

D'ailleurs, des 33 joueurs utilisés lors du Mondial 2011, il n'en reste désormais plus que 13. Parmi eux, l'emblématique capitaine Richie McCaw, dont le retour en sélection sera particulièrement scruté après six mois sabbatiques.

Chez les Sud-Africains, les problèmes sont différents.

Faute d'un réservoir de talents suffisant au pays, l'entraîneur des Springboks Heyneke Meyer a retenu huit joueurs évoluant à l'étranger ou en passe d'y signer des contrats.

Depuis son sacre mondial en 2007, l'Afrique du Sud a perdu beaucoup de joueurs et les derniers représentants de cette équipe dorée se dirigent doucement vers leur fin de carrière.

"SUR LA BONNE VOIE"

Le fait que Meyer ait dû rappeler Fourie du Preez de son club japonais vient notamment souligner les carences au poste de demi de mêlée.

En Australie, une nouvelle ère s'ouvre avec les premiers pas d'Ewen McKenzie, qui a remplacé le mois dernier Robbie Deans.

Le nouvel entraîneur des Wallabies a laissé entendre lors de sa prise de fonctions qu'il souhaitait mettre en place un rugby plus audacieux.

Conscient qu'il n'aura pas beaucoup de temps pour faire des tests, à peu près deux ans avant le prochain Mondial, McKenzie s'est déjà mis au travail en appelant huit petits nouveaux et en évinçant le vétéran Benn Robinson.

La dernière équipe en lice, l'Argentine, s'apprête de son côté à vivre un tournoi dans le flou, sur fonds de rumeurs de départ, avant la fin de l'année, de son entraîneur Santiago Phelan.

Etonnants l'an dernier pour leur première participation, avec un notamment un match nul contre les Springboks et deux courtes défaites contre les Wallabies, les Pumas n'auront plus pour eux l'effet de surprise.

"Ce qui est important, c'est que l'Argentine soit en progrès et sur la bonne voie. L'équipe prend confiance", a dit récemment Santiago Phelan.

Les Pumas passeront un premier test samedi, en Afrique du Sud, tandis que l'Australie recevra la Nouvelle-Zélande.

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Grégory Blachier

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