Forum GI : Les ETF sont paradoxalement des outils de gestion active

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(NEWSManagers.com) - L'atelier consacré dans le cadre de Forum GI aux ETF et à la diversification réunissait Valérie Baudson, en tant que représentante des producteurs (en l'occurrence Amundi) et trois utilisateurs, François Marbeck ( La Banque Postale), Floren Combes (Ecofi Investissement) et Bruno Saugnac (Amundi), sous la houlette d'Antoine Briant d'AM League.
Les participants sont convenus que le nombre peut-être encore un peu excessif des ETF en Europe (plus d'un millier) va se normaliser au fur et à mesure que le secteur arrivera à maturité et que l'oligopole de trois mastodontes aura fait place à une situation plus normale avec une dizaine de grands acteurs.
Si Amundi a opté d'emblée pour les ETF à réplication synthétique, qui permettent notamment de réduire l'écart de suivi, les consommateurs de produits n'ont pas de religion et prennent les produits qu'ils trouvent les meilleurs et les moins chers qu'ils soient à réplication synthétique ou physique. Les deux formules ont leur risque, souligne d'ailleurs Valérie Baudson : le risque de prêt de titres pour les ETF à réplication physique, le risque de contrepartie pour ceux à réplication synthétique. Mais, comme le souligne François Marbeck, les masses en jeu sont devenues si considérables et le risque réputationnel si grand que les groupes les plus importants, et leur BFI, ne peuvent plus se permettre la moindre bavure. Amundi, pour sa part a fait le choix du partenaire unique pour le swap de ses ETF, à savoir Crédit Agricole pour les fonds d'actions et Société Générale pour ceux d'obligations.
Parmi les nouvelles évolutions sur le front des ETF, les participations sont convenus que la due diligence est un phénomène récent, mais qu'en fait, d'après Valérie Baudson, il s'agit pour l'instant d'une activité circonscrite aux investisseurs institutionnels que les consultants ne se sont pas encore appropriée véritablement.
Les utilisateurs d'ETF présents au débat sont tous convaincus, comme l'a formulé François Marbeck, que " détenir un ETF, c'est implicitement faire un choix de gestion active. C'est responsabilisant pour l'investisseur sérieux" . Et les ETF sont simplement des " briques de beta" qui permettent de créer le portefeuille souhaité de manière aisée.
Cela posé, si certains investisseurs institutionnels apprécient les ETF pour leur transparence et le fait qu'ils sont cotés, la question dans la salle d'un consultant helvétique a aussi suscité l'unanimité des intervenants de la table ronde : effectivement pour de " gros tickets" de plus de 50 millions d'euros, il est clairement évident qu'il est moins onéreux pour l'investisseur de négocier un mandat indiciel à seulement 3 points de base !

info NEWSManagers

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