Fortes tensions dans la négociation sur l'emploi

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PARIS (Reuters) - Les syndicats ont rejeté les propositions "inacceptables" des organisations patronales sur les licenciements collectifs, dans le cadre des négociations sur la sécurisation de l'emploi.

François Hollande presse les partenaires sociaux de trouver un accord d'ici fin 2012 mais les positions sont éloignées et le patronat veut que la négociation ne reprenne que le 15 novembre.

La CFDT a dénoncé vendredi "les propositions patronales inacceptables, uniquement tournées vers la sécurisation juridique des employeurs", et jugé que "le document patronal ne contient aucune piste sur la sécurisation de l'emploi".

Le syndicat précise dans un communiqué que les organisations patronales ont souhaité annuler la prochaine séance de négociation du 8 novembre "afin de finaliser un projet de texte global à négocier lors de la séance du 15 novembre" alors que "trop de temps a déjà été perdu".

La CGT également qualifié d'"inacceptables" les propositions patronales.

Selon le syndicat, le Medef veut pouvoir "licencier plus facilement et plus rapidement", empêcher les recours en justice des salariés, diminuer le recours aux expertises et "se contenter de propositions de reclassement pour le moins obscures et entraînant des conséquences lourdes pour les salariés en cas de refus ou d'échec".

Cette négociation, sur laquelle le gouvernement a promis de légiférer si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord, doit compléter les mesures actuellement à l'étude pour accroître la compétitivité des entreprises françaises.

Elle intervient au moment où le chômage est à son plus haut niveau depuis plus de 13 ans, sans perspective d'amélioration à court terme.

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

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