Forte croissance des dépréciations de goodwill des sociétés du CAC 40 en 2015

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(NEWSManagers.com) - L'an dernier, les sociétés du CAC 40 (en réalité 39, voir note 1) ont enregistré un total de 5,8 milliards d'euros de dépréciations de goodwill, en hausse de 123% par rapport à 2014 - à périmètre comparable, selon l'étude 2016 réalisée par Duff & Phelps sur les dépréciations de goodwill des sociétés du CAC 40. " Bien qu'en forte hausse, ce montant n'a toutefois rien d'excessif" , analyse Carine Tourneur, Managing Director au sein du bureau parisien de Duff & Phelps et spécialiste en évaluation financière. " En effet, il ne représente qu'environ 2 % du montant global des survaleurs enregistrées au bilan de ces sociétés fin 2014, soit 293 milliards d'euros. A noter que ce ratio est assez stable d'un millésime à l'autre" .

Autre caractéristique mise en avant par l'étude de Duff & Phelps, la concentration des dépréciations d'écarts d'acquisition sur d'un nombre restreint de groupes. En effet, au cours de l'exercice 2015, 17 des 39 sociétés passées au crible ont déprécié leur goodwill – soit une proportion de 44 %, en recul par rapport 2014 (50 %) et 77 % du total des dépréciations concernent seulement 3 sociétés. " L'étude met également en exergue une forte concentration sectorielle" , poursuit Carine Tourneur. Ainsi, 91 % des dépréciations de goodwill en 2015 concernent 5 secteurs d'activité, au premier rang desquels figurent Energie / Electricité et Banque / Assurance, déjà présents dans le ‘trio de tête' de l'année 2014.

Selon Yann Magnan, Managing Director responsable du bureau parisien et de l'activité Evaluation pour l'Europe de Duff & Phelps, " ces dépréciations sont la conséquence directe de la baisse des prix des produits énergétiques et des matières premières, ainsi que des exigences en matière de fonds propres réglementaires pour le secteur bancaire" .

Note 1 : Le périmètre de l'étude repose sur les sociétés composant l'indice CAC 40 au 31 décembre de chaque année. Entre 2014 et 2015, la composition de l'indice a été modifiée, avec la sortie de EDF et Gemalto et l'entrée de Klépierre et PSA, Lafarge étant remplacée par l'entité résultant de la fusion avec Holcim ( LafargeHolcim). Afin d'analyser les tendances sur des données comparables, les agrégats 2014 et 2015 ont été établis sur la base des sociétés composant l'indice CAC 40 au 31 décembre 2015, en excluant toutefois LafargeHolcim car les données 2014 avant fusion n'étaient pas comparables et, de plus, les incidences de cette fusion en termes de comptabilisation du goodwill au 31 décembre 2015 étaient provisoires. Par conséquent, le périmètre de l'étude porte donc sur 39 des 40 sociétés composant l'indice à cette date.

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