Forte croissance de la consommation mondiale en énergies au profit du « renouvelable »

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(Commodesk.com) La consommation mondiale en énergie augmentera de 53% en 2035 par rapport à 2008 mais la part de marché du pétrole baissera au profit des EnR. En 2020, les besoins en énergie atteindront 653 quadrillons de kjoules (619 quadrillons British thermal units, Btu), contre 812 quadrillons de kjoules (770 quadrillons British thermal units) 15 ans plus tard, explique le rapport annuel IEO 2011 publié cette semaine par l?Agence américaine d?information sur l?Energie (EIA). L?essentiel de la demande émanera de pays non-membres de l?Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), portés par des perspectives de croissance élevées à long terme, comme l?Inde et la Chine. Leurs besoins globaux vont grimper de 85% ; ceux de l?OCDE de 18%. En réaction aux révoltes dans de nombreux pays producteurs de pétrole au Moyen-Orient et en Afrique, le prix du baril de brut a atteint les 112 dollars le 8 avril dernier, contre 82$ fin novembre 2010. Il est estimé à 108$ en 2020 et à 125$ en 2035. Face à cette flambée des cours, l?importance de la demande en pétrole baissera de 34% en 2008 à 29% en 2035, selon l?EIA. Parallèlement, la part de marché des énergies vertes représentera 14% dans quinze ans, contre 10% il y a encore trois ans. L?objectif étant de coller aux besoins en électricité, qui doivent croître de 84% et seront majoritairement couverts par l?hydroélectricité et l?éolien. Le secteur des transports (route, rail, aérien, mer et oléoducs) ne pourra en revanche pas réduire sa consommation en carburants liquides et ses besoins bondiront de 46% jusqu?à 2035. Son développement s?appuiera sur les hydrocarbures conventionnels (brut et condensats), sur les gains de raffinage et sur les hydrocarbures non conventionnels (pétrole bitumeux, principalement au Canada, pétrole extra-lourd, Venezuela en tête, biocarburants, surtout au Brésil, gaz de houille, hydrates de gaz et pétrole de schiste). Autre grand gagnant de la future redistribution énergétique : le gaz naturel, dont la consommation augmentera de 52%. Il reste une cible d?approvisionnement privilégiée, en raison notamment de ses émissions en CO2 moins importantes que le charbon et le pétrole. Dans ce domaine, l?OCDE fait figure de bon élève, en n?accroissant ses émissions que de 6% en 2035, contre 73% pour les pays qui n?en sont pas membres.
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