Forte baisse de la demande mondiale de pétrole en 2012

le
0
Les cours du pétrole ont prolongé leur décroissance au cours du troisième trimestre 2011, en raison des craintes liées à la crise des dettes souveraines en Europe, aux statistiques décevantes aux Etats-Unis et aux réductions de production plus importantes que prévu au Moyen-Orient. L'Agence internationale de l'Energie (AIE) a d'ailleurs de nouveau rabaissé, mercredi, ses prévisions concernant la demande mondiale de pétrole, avec -50.000 barils par jour en 2011 et -210.000 l'année prochaine. Mais la marge de man?uvre sera faible : "les stocks sont en-dessous de la moyenne de ces cinq dernières années, pour la première fois depuis juin 2008". Les marchés anticipaient en fait le ralentissement économique, synonyme de baisse des besoins en énergie. Il faut noter la grande disparité entre le WTI et le Brent, insiste le fonds Undiscovered Ressources Asset Management (URAM), société suisse, spécialisée dans les matières premières et les énergies. "Si le premier est tombé de 95 à 80 dollars le baril, le second n'a corrigé que de 112 à 103 dollars. La poursuite des affrontements en Libye et un fort taux de maintenance sur les champs de la mer du Nord n'ont fait qu'augmenter la demande déjà croissante de pétrole léger de type Brent". Quant à la décote du WTI, celle-ci s'explique par un problème logistique dans la région de Cushing (Oklahoma), où s'effectuent les livraisons physiques. En effet, depuis des décennies, le pétrole arrive depuis les terminaux d'importation du Golfe du Mexique. Or depuis deux ans, un flux en constante escalade, en provenance du Canada ou du Dakota du Nord, est venu s'ajouter aux échanges historiques. Toutefois, les fondamentaux demeurent. La hausse de la consommation devrait se perpétuer, souligne l'AIE, avec un million de baril jours de plus en 2011 et un million et demi de plus en 2012. Et en dépit de la volatilité persistante, le prix du baril de brut se maintient au-dessus de 100 dollars depuis plus de 165 jours consécutifs, un record historique. Les producteurs de bourse affichent par conséquent des résultats au-delà de toute attente, qui contrastent fortement avec la chute brutale de leurs cours. L'URAM pense que le secteur continuera ses fusions/acquisitions au cours des prochains mois.
Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant