Formation professionnelle : le coup de gueule de la CGPME

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La crise est ouverte entre le président du Medef, Pierre Gattaz (à gauche), et Jean-François Roubaud, celui de la CGPME.
La crise est ouverte entre le président du Medef, Pierre Gattaz (à gauche), et Jean-François Roubaud, celui de la CGPME.

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) ne veut rien lâcher. L'organisation patronale concurrente du Medef de Pierre Gattaz ne signera pas l'accord négocié entre partenaires sociaux ! Son président, Jean-François Roubaud, a déployé mardi les grands moyens pour casser la quasi-unanimité (même la CGT pourrait finalement apposer son paraphe !) autour du compromis trouvé le 14 décembre. Au cours de sa conférence de presse tenue mercredi après-midi, il exhibe les responsables de quelques fédérations professionnelles à la double appartenance à la CGPME et au Medef, qui ont pris fait et cause pour lui. Il y a là l'Umih (les métiers de l'hôtellerie) ou encore la Fédération française du bâtiment.La CGPME regrette une cotisation obligatoireBien sûr, sur le papier, l'ensemble des entreprises verront leurs charges de formation obligatoire passer de 1,6 % de leur masse salariale à 1 %. Un gain incontestable. Mais la CGPME craint de voir se tarir le financement mutualisé des entreprises de 10 à 300 salariés pour la réalisation du plan de formation. La CGPME est vent debout contre la suppression de la contribution obligatoire de 0,9 % qui permettait de financer le plan de l'entreprise. Une somme qui, si elle n'était pas dépensée dans l'entreprise, abondait un fonds permettant à d'autres d'assurer leur plan. "On passe d'une obligation de dépenser à une obligation de former, mais on nous a enlevé l'argent pour le...

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