Forêts, terres agricoles, vignobles : les valeurs refuge? et les autres

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(lerevenu.com) - La crise se fait particulièrement sentir sur les biens qui quittent l'usage agricole, constate la Fédération nationale des Safer. Le nombre de maisons à la campagne vendues baisse de 13%, alors que leur prix moyen cède 3,5%. Les ventes de petites parcelles résidentielles et de loisirs, biens de confort achetés pour agrandir notamment le périmètre privé autour de sa résidence, baissent de 4,8% ; leur prix chute de 18%.

Après une croissance de 19,5% entre 2009 et 2011, le prix des forêts se replie en 2012 de 1,5
%, sous l'influence d'une baisse de 8% du prix du bois. Les forêts se maintiennent à un niveau de prix élevé et constituent une valeur refuge et fiscale.

Le prix des terres et prés libres augmente de 1,1%, à 5 420 euros l'hectare.
Le retrait des acquéreurs non agriculteurs, la prudence des banques, la prochaine réforme de la politique agricole commune avec les perspectives de baisse des aides à l'hectare, l'augmentation du coût des intrants peuvent expliquer ce ralentissement.

Dans les zones de grandes cultures, les terres et prés libres affichent des prix en hausse de 3,2%, à 6 560 euros l'hectare :
la demande mondiale en biomasse végétale, les cours élevés et les bonnes récoltes dans l'hexagone ont pu alimenter la hausse des valeurs foncières. Le prix des terres louées progresse de 2,5%. Les faibles taux des placements sécurisés renforcent l'intérêt pour les terres louées.

Épargnés par la crise européenne, les vignobles haut de gamme,
portés par la demande mondiale en produits de luxe, atteignent de nouveaux sommets : la hausse atteint 21,5% en 2012 pour l'hectare en Champagne.

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