Forces mobiles : les Lyonnais servis après Paris

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Il y avait deux fois moins d'agents par manifestant à Lyon qu'à Paris.

«Je suis plus inquiet d'un rhume à Paris que d'une épidémie en province.» Faut-il chercher dans cet aphorisme de Napoléon la cause des dérapages des manifestations contre la réforme des retraites, mardi dernier, à Lyon? Une chose est sûre: la capitale des Gaules souffrait d'un manque d'effectifs criant le jour où les voyous de banlieue ont déferlé sur la place Bellecour et dans les rues commerçantes du centre-ville pour casser, caillasser et piller.

Ce jour-là, à Paris, quelque 67.000 manifestants, finalement plutôt calmes, défilaient en présence de 22 unités des forces mobiles, gendarmes et CRS (1.500 hommes) auxquelles il fallait ajouter des centaines de policiers de quartier. Tandis qu'entre Saône et Rhône, le préfet ne pouvait s'appuyer que sur trois à quatre unités de forces mobiles, pour 18.000 manifestants, noyautés par 3.000 excités. Soit environ deux fois moins d'agents par manifestant à Lyon qu'à Paris. La situation était encore plus inquiétant

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