Football : un club exclu de la Coupe du Brésil pour racisme

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Football : un club exclu de la Coupe du Brésil pour racisme
Football : un club exclu de la Coupe du Brésil pour racisme

Face a la multiplication des insultes racistes dans les stades de football, la justice sportive brésilienne a fait un exemple en excluant mercredi, pour le première fois, un club de compétition. Il s'agit sans doute d'une première mondiale. Le Tribunal supérieur de la justice sportive (TSJD) a exclu de la Coupe du Brésil le club Gremio de Porto Alegre, à la suite d'incidents racistes dans son stade, le 28 août en 8e finale aller de la compétition face au club de Santos. La décision a été prise à l'unanimité et le Gremio, entraîné par l'ex-sélectionneur national Felipe Scolari, va interjeter appel.

Un groupe de supporteurs du Gremio avaient proféré des insultes racistes et lancé des cris de singe en direction du gardien de but noir de Santos, Aranha, qui, visiblement révolté, avait tenté à grands gestes d'attirer l'attention de l'arbitre. Des images montrant très distinctement une supportrice du Gremio hurlant plueisurs fois à son intention «Macaco!» ("singe", en portugais) ont tourné en boucle sur les télévisions et les réseaux sociaux, suscitant une vague d'indignation dans le pays, selon le journal brésilien Globo.. La jeune femme, qui encourt des poursuites judiciaires, a été entendue par la police et licenciée par son employeur.

VIDEO. Gremio-Santos : Une supportrice du Gremio hurle Macaco (singe en portugais) au gardien de Santos

En plus de son exclusion, le tribunal sportif a infligé au Gremio une amende de 50.000 réais (environ 16.000 euros). Les supporteurs identifiés comme ayant proféré ces insultes ont en outre été interdits de stades pendant deux ans.

Le Gremio déjà épinglé pour racisme

Au Brésil, dont les moitié des 200 millions d'habitants ont des origines africaines, «le racisme dans les stades est une chose de plus en plus courante», explique Marcos Guterman, auteur du livre «Le football explique le Brésil». «Ce n'est pas aussi grave qu'en Europe mais c'est en train de ...

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