Football: trois matches de suspension pour Nasri, un pour Ménez

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SAMIR NASRI SUSPENDU POUR TROIS MATCHES EN BLEU
SAMIR NASRI SUSPENDU POUR TROIS MATCHES EN BLEU

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - Samir Nasri a été suspendu pour trois matches ferme en équipe de France de football après ses altercations avec la presse durant l'Euro 2012, a annoncé vendredi la Fédération française de football (FFF) dans un communiqué.

Jérémy Ménez a de son côté écopé d'un match de suspension ferme pour avoir insulté l'arbitre du quart de finale France-Espagne et sèchement rabroué son capitaine Hugo Lloris au cours de la rencontre.

Hatem Ben Arfa et Yann M'Vila, qui avaient également été entendus dans la matinée par la Commission fédérale de discipline, ont reçu un simple rappel à l'ordre.

Les joueurs ont dix jours pour faire appel de ces sanctions.

Entendu dès 10h00, Samir Nasri a dû répondre aux accusations les plus lourdes, le milieu de terrain de Manchester City s'étant signalé tout au long de la compétition par ses démêlés avec la presse.

Lors de l'entrée en lice de l'équipe de France face à l'Angleterre, le Citizen avait, en guise de célébration de son but, sommé les journalistes présents de se taire, avant d'adresser une bordée d'injures à un autre journaliste au soir de l'élimination en quarts de finale contre l'Espagne, le 23 juin (2-0).

Jérémy Ménez avait, lui, pris les devants en envoyant une lettre d'excuses à la Fédération.

"Après une saison au Paris Saint-Germain, Jérémy Ménez était arrivé comme un joueur important, un joker voire un titulaire. Il s'était donc mis une forte pression sur les épaules", a expliqué dans la matinée l'avocat du joueur, Carlo Alberto Brusa, dépêché sur place.

"Malheureusement on ne retient que le petit détail alors que ces joueurs sont exemplaires 95% du temps", a ajouté le représentant du joueur, actuellement en tournée aux Etats-Unis avec son club.

RENDEZ-VOUS LE 15 AOÛT

Hatem Ben Arfa a été rappelé à l'ordre à la suite de son échange acerbe avec le sélectionneur Laurent Blanc en marge du match de poule contre la Suède, conclu par une défaite 2-0.

Le dossier le moins lourd était celui de Yann M'Vila. Le milieu de terrain de Rennes a dû expliquer pourquoi il s'était dispensé de serrer la main de Laurent Blanc et de son remplaçant Olivier Giroud au moment de quitter le terrain lors du revers contre l'Espagne.

Le séjour de l'équipe de France en Afrique du Sud il y a deux ans, à l'occasion du dernier Mondial, s'était soldé par des sanctions plus lourdes contre les joueurs de l'époque, accusés d'avoir durablement terni l'image des Bleus.

Patrice Evra, Franck Ribéry et Jérémy Toulalan avaient chacun écopé de matches de suspension -respectivement cinq, trois et un- pour leur participation active à la grève d'entraînement, restée dans les mémoires comme l'épisode du bus de Knysna.

Pour son altercation virulente avec le sélectionneur Raymond Domenech, Nicolas Anelka s'était quant à lui vu infliger une peine de 18 matches qui avait mis un terme, de fait, à sa carrière en Bleu.

Les punitions contre les quatre éléments perturbateurs du voyage en Ukraine ne mettent pas en péril leur avenir international. Noël le Graët, président de la FFF, avait demandé la clémence.

"J'espère qu'un bon tirage d'oreille sera peut-être suffisant", avait déclaré le patron de la Fédération au début du mois.

Didier Deschamps, le successeur de Laurent Blanc, ne sera donc privé que de deux joueurs pour son baptême du feu, le 15 août contre l'Uruguay, au Havre.

Reste à voir si l'ancien champion du monde compte renouveler en profondeur l'effectif tricolore.

Edité par Tangi Salaün

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