Football: Scolari reprend la Seleçao, objectif Mondial

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SCOLARI REPREND LA TÊTE DE LA SELEÇAO
SCOLARI REPREND LA TÊTE DE LA SELEÇAO

par Brian Homewood

RIO DE JANEIRO (Reuters) - Luiz Felipe Scolari a été nommé sélectionneur du Brésil jeudi par la Fédération nationale de football (CBF), avec pour mission de mener les quintuples champions du monde à un nouveau titre mondial en 2014 sur leurs terres.

Présenté officiellement lors d'une conférence de presse, "Felipao", comme il est surnommé dans son pays, reprend du service à la tête de la Seleçao dix ans après l'avoir guidée jusqu'à son dernier sacre mondial, au Japon et en Corée du Sud.

La question de la succession de Mano Menezes, limogé vendredi dernier après deux ans de mandat, a donc été réglée au plus vite par la CBF, qui voulait éviter d'ouvrir une période de vacance trop longue à l'approche de 2014.

"Nous avons l'obligation de remporter le titre. Nous ne sommes par favoris pour le moment, mais nous avons l'intention de le devenir pendant la compétition", a affirmé Luiz Felipe Scolari.

"La troisième ou la quatrième place n'est pas satisfaisante pour un pays qui a gagné cinq Coupes du monde."

Pour composer avec les attentes énormes des Brésiliens, les dirigeants ont décidé de miser sur l'expérience puisque Carlos Alberto Parreira, sélectionneur sacré champion du monde en 1994, a quant à lui pris la direction technique nationale.

Ce dernier a l'habitude des grands rendez-vous : il a participé aux Coupes du monde 1982 avec le Koweït, 1990 avec les Emirats arabes unis, 1998 avec l'Arabie saoudite, 2006 de nouveau avec le Brésil, et 2010 avec l'Afrique du Sud.

"J'ai l'impression d'être un jeune homme, de tout recommencer à zéro", s'est enthousiasmé Carlos Alberto Parreira, 69 ans.

SAINE PRESSION

Luiz Felipe Scolari, 64 ans, a lui aussi un CV prestigieux. Il a atteint les demi-finales du Mondial 2006 avec le Portugal avant de devenir entraîneur de Chelsea en 2008. Il a fait son retour au Brésil en 2010 pour diriger le club de Palmeiras.

Sa lettre de mission est sans ambiguïté : réussir le prochain Mondial et effacer le souvenir, toujours douloureux au Brésil, de l'échec lors de la Coupe du monde 1950, la première et jusqu'à présent dernière sur le sol brésilien.

Pour y arriver, il devra faire avec une génération de jeunes joueurs encore novices au plus haut niveau mondial et avec une équipe qui est, selon de nombreux observateurs, à la traîne de l'Espagne, de l'Allemagne ou de l'Argentine.

Le nouveau sélectionneur du Brésil, 13e nation au classement établi par la Fifa, hérite donc d'un bilan en demi-teinte. Mais la pression ne l'effraie pas, si l'on en croit ses déclarations lors de la conférence de presse.

"Si l'on n'aime pas la pression, il vaut mieux aller travailler à la Banco do Brasil, ou s'asseoir à un bureau et ne rien faire", a-t-il dit.

"Ce ne serait pas une bonne chose s'il n'y avait aucune pression et que les joueurs s'imaginaient que le seul objectif consistait à participer à la Coupe du monde."

"Ce titre serait l'un des plus important: le sixième, à domicile pour notre deuxième tentative", a ajouté l'ancien entraîneur de Chelsea.

Il se dit d'ailleurs soumis à une pression moins forte qu'au début de son premier mandat, en 2001, lorsque le football brésilien traversait une crise d'identité. Certains craignaient même de passer à côté de la qualification pour le Mondial 2002.

"Le Brésil aurait raté une Coupe du monde pour la première fois de son histoire. C'est à ce moment-là que j'étais sous pression", a-t-il expliqué.

L'annonce de la nomination des deux hommes est intervenue à deux jours du tirage au sort de la Coupe des Confédérations 2013 au Brésil, répétition générale avant le Mondial.

Simon Carraud pour le service français, édité par Jean-Paul Couret

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