Football: relations glaciales entre le Borussia et le Bayern

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BERNE (Reuters) - Le patron du Borussia Dortmund, Hans-Joachim Watzke, a prévenu jeudi qu'il comptait désormais se limiter à des échanges tout juste cordiaux avec les dirigeants du Bayern Munich, les relations entre les deux clubs s'étant nettement refroidies.

Les deux grandes puissances du football allemand ont deux rendez-vous dans les semaines à venir, le premier ce samedi en Bundesliga et le second le 25 mai au stade de Wembley pour la finale de la Ligue des champions.

Mais au-delà de la rivalité sportive, Hans-Joachim Watzke a peu goûté le comportement du Bayern dans le dossier Mario Götze, son jeune milieu de terrain fraîchement débauché par les Bavarois pour 37 millions d'euros.

"J'ai toujours parlé du Bayern avec beaucoup de respect et d'admiration. Mais les choses se sont un peu rafraîchies", a dit le dirigeant à des journalistes. "Il y a eu dernièrement quelques motifs d'irritation."

Hans-Joachim Watzke a précisé qu'il continuait à entretenir des relations de travail avec la direction du club rival. Mais pas plus.

"Tout devrait se passer samedi de façon cordiale et sportive samedi, mais il n'y aura pas d'embrassades comme avant", a-t-il expliqué.

"Pourquoi devrions-nous faire comme si tout était merveilleux ?", s'est interrogé le patron du Borussia, auquel le club doit sa renaissance financière après les graves difficultés du début des années 2000.

"Il n'y aura pas de déjeuner avec le Bayern, juste une poignée de main."

Cette saison, les Bavarois ont causé beaucoup de tort à Dortmund puisqu'ils les ont éliminés de la Coupe d'Allemagne et leur ont d'ores et déjà ravi le titre de champion en Bundesliga.

La semaine dernière, le Borussia a annoncé le départ prochain de Mario Götze, produit de son centre de formation. Et a souligné avec insistance que le club n'avait jamais été consulté durant les négociations.

De part et d'autre, les entraîneurs se sont par ailleurs livrés en mars à un échange d'amabilités. Le technicien du Borussia, Jürgen Klopp, a notamment estimé que le Bayern se contentait de copier ce qui se faisait ailleurs. "Un peu comme les Chinois dans l'industrie", avait-il alors dit.

Son homologue, Jupp Heynckes, avait répondu en estimant que Jürgen Klopp manquait de dignité.

Brian Homewood, Simon Carraud pour le service français, édité par Julien Prétot

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