Football: Reims au firmament 33 ans après

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Football: Reims au firmament 33 ans après
Football: Reims au firmament 33 ans après

par Dimitri Rahmelow

REIMS (Reuters) - Le Stade de Reims retrouvera l'élite la saison prochaine, trente-trois ans après le début d'une descente aux enfers qui aura plongé dans l'anonymat le club six fois champion de France et deux fois finaliste de la Coupe d'Europe.

Deuxième de Ligue 2 après leur victoire vendredi à Amiens (2-0), les Champenois profitent de la défaite de Clermont à Guingamp (3-1) pour compter huit longueurs d'avance sur le quatrième, Sedan, à une journée du terme.

"Maintenant, on y est, quoi qu'il arrive", a exulté l'attaquant Cédric Fauré, auteur du premier but de la soirée à la 13e minute.

"On va finir le travail. Mais la récompense collective est là, on va faire la fête contre Lens", a ajouté l'ancien Toulousain.

Parmi les principaux artisans de la montée, les attaquants Kamel Ghilas, auteur du deuxième but à la 88e, et Cédric Fauré ont chacun signé 14 réalisations permettant aux Rouge et Blanc d'enregistrer 18 succès pour 10 nuls et neuf défaites en 37 rencontres.

"Il n'y a rien à dire. Juste savourer. On a vraiment passé une saison extraordinaire. Franchement, c'est énorme. Ce sont des choses importantes à vivre. Il n'y a rien qui vaut ça dans la vie", a dit ému, le milieu Lucas Deaux.

La fête avait été déjà bien entamée la semaine dernière à domicile après le succès enregistré face à l'AS Monaco (2-0), même si mathématiquement l'accession n'était pas encore certaine.

"Heureux, évidemment. C'est exceptionnel. On sentait qu'on y était. On prenait conscience de ce qu'on était en train de faire. C'est historique, c'est fantastique, c'est super. Ils le méritent tellement", a dit le président Jean-Pierre Caillot en rendant hommage à ses joueurs.

NOUVEAU CHALLENGE

Le club de ce PDG d'une entreprise de transports routiers a occupé le haut du tableau pendant toute la saison, ne descendant pas une seule fois du podium et oscillant entre la première et la troisième places durant les 37 journées écoulées.

"Je suis très ému. C'est la concrétisation de 11 mois de travail. Ce sont des grands moments, des moments rares. Je suis fier d'entraîner ce club parce qu'il représente beaucoup à mes yeux", a lâché l'entraîneur Hubert Fournier, des larmes dans les yeux.

Le club - six fois champion de France entre 1949 et 1962, double finaliste malheureux de l'ancêtre de la Ligue des Champions en 1956 et 1959 avant de retomber en DH en 1992 - doit maintenant se tourner vers un nouveau challenge: se doter de structures dignes de la Ligue 1.

Si le stade Auguste-Delaune flambant neuf - qui accueillera l'équipe de France contre la Serbie le 31 mai prochain - fait office d'écrin, le chantier reste immense en ce qui concerne l'organigramme du club et le centre d'entraînement des Thiolettes.

"Il faut vraiment en profiter parce qu'on sait que la saison prochaine, ce sera une saison difficile. Mais on se concentrera sur l'avenir plus tard", promet le milieu de terrain champenois Johann Ramaré.

Le Stade de Reims, riche de ses héros - Raymond Kopa, Carlos Bianchi, Roger Piantoni et Just Fontaine -, cherche d'autres histoires. Cédric Fauré, Johann Liébus, le capitaine Mickaël Tacalfred et leurs compères ont commencé à écrire une nouvelle page.

Edité par Pascal Liétout

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