FOOTBALL. Pierre Lees-Melou, la fulgurante ascension du surveillant d'école

le , mis à jour à 10:35
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FOOTBALL. Pierre Lees-Melou, la fulgurante ascension du surveillant d'école
FOOTBALL. Pierre Lees-Melou, la fulgurante ascension du surveillant d'école

A 23 ans, Pierre Lees-Melou, le milieu de terrain de Dijon, est sans conteste l'une des révélations de la première moitié du championnat. Ses buts contre Lyon et Saint-Etienne l'ont mis en lumière. Mais, pour les enfants de l'école primaire du Phare au Cap-Ferret (Gironde), il est surtout Pierrot le surveillant. C'était son premier travail, alors qu'il évoluait encore dans l'équipe amateur de Lège-Cap-Ferret en CFA 2. A une époque où il avait abandonné son rêve de devenir footballeur professionnel. Dans le milieu, sa politesse et sa gentillesse, héritées de sa « vie d'avant », comme il la nomme, détonent. Ainsi, sitôt son entraînement terminé, il s'est présenté en avance à notre rendez-vous dans la salle vidéo du petit stade des Poussot de Dijon. « Je prendrai ma douche après pour vous éviter d'attendre. Vous êtes quand même venu de loin... »

 

Et il a narré sa belle histoire. « J'ai fait le centre de formation de Bordeaux mais, à 16 ans, on m'a mis dehors. Je ne l'ai pas vécu comme un drame car, pour moi, je n'avais pas le niveau. Alors je suis entré dans la vraie vie. » Lees-Melou tente un BTS négociation et relation client et conserve le foot pour le plaisir. Un jour, avec son club d'Arlac, il affronte Lège-Cap-Ferret. « A la fin du match, Nicolas Sahnoun, un ancien pro de Bordeaux qui évoluait là-bas, me dit : Toi, tu dois jouer chez nous. Mais je voulais un travail à côté. La mairie m'a trouvé ce poste à l'école primaire. J'accueillais les gamins le matin. Et, entre midi et deux, j'organisais parfois de petits tournois de foot. Cela reposait mes collègues car, dès qu'il y avait un tournoi, tous les mômes venaient ! »

 

En 2015, il réalise une saison remarquée avec Lège. « Plusieurs émissaires de grands clubs sont venus me voir. J'ai commencé à songer que j'avais peut-être une chance. Quelques semaines plus tard, Dijon, où Nicolas Sahnoun avait joué, m'a fait faire un essai. Et je me ...

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