Football: Mamadou Sakho a changé de terrain en conquérant

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par Gregory Blachier

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Mamadou Sakho s'est résolu durant l'été à quitter le Paris Saint-Germain, son club formateur, pour retrouver du temps de jeu et l'équipe de France, mais n'a jamais douté et espère reprendre une place de titulaire en Bleu.

Devenu un quatrième choix au PSG derrière les Brésiliens Thiago Silva, Alex et la dernière recrue Marquinhos, arrivé pour un peu plus de 31 millions d'euros, Sakho a rejoint Liverpool où l'entraîneur, Brendan Rodgers, lui a rapidement fait confiance.

Cinq titularisations plus tard, le défenseur central de 23 ans (14 sélections) a été rappelé par Didier Deschamps qui avait fait sans lui en août et en septembre puisqu'il ne jouait pas à Paris.

Les changements de club sont une norme mais Mamadou Sakho n'était pas un Parisien comme un autre, promu capitaine à 17 ans d'une équipe que l'entraîneur d'alors, Paul Le Guen, avait voulu secouer, érigé en symbole de la formation par les propriétaires qataris ensuite.

"C'est un très gros changement pour moi, moi qui suis natif de Paris, ai vécu dans différents arrondissements de la capitale, qui n'ai jamais bougé", a-t-il reconnu mercredi à Clairefontaine où les Bleus sont réunis avant les matches contre l'Australie, vendredi, et la Finlande mardi.

"Pour moi, j'ai pris mon indépendance, comme si je vivais chez mes parents et que j'avais pris mon appart' tout seul", a-t-il ajouté en riant.

"LA CONCURRENCE N'EST PAS UN PROBLÈME"

Sakho, qui retrouvera le Parc des Princes vendredi, sait que le PSG lui sera toujours collé à la peau mais il a su faire le choix de quitter le nid et son confort pour prendre son envol en ayant en tête de montrer qu'il était plus qu'une doublure.

"J'ai toujours assumé le fait d'être le 'titi' parisien. Ça, personne ne peut rien y faire et personne ne pourrait changer ce truc-là", a-t-il dit.

"On utilise les joueurs par rapport à leur image, ce qu'ils représentent au club. J'ai voulu casser ce truc-là avec Paris pour prouver, montrer. A partir du moment où mon travail n'était pas récompensé, j'ai préféré prendre une décision."

"J'ai toujours été le même, je n'ai jamais douté de moi malgré les choix qui ont été faits. Pour preuve, j'ai pris la décision d'aller prouver ailleurs."

A Anfield Road, Sakho a connu de premiers pas délicats contre Swansea mais a vite gagné le coeur du très réputé Kop de supporters qui l'a salué chaleureusement le week-end dernier.

"Ça fait chaud au coeur. Pour moi, les débuts ont été logiquement compliqués (...) C'est normal d'avoir un temps d'adaptation, je me sens mieux au fil du temps", a-t-il dit.

"Ça a été rapide, quatre, cinq matches pour comprendre le style de jeu anglais. Je travaille pour et ça se passe bien."

S'il a quitté le PSG pour "le plus grand championnat du monde" parce qu'il ne jouait plus, Mamadou Sakho n'a aucune garantie de porter le maillot des Bleus, où il dispute une place à Eric Abidal, Laurent Koscielny et Raphaël Varane.

Mais sa confiance paraît désormais inébranlable et cet habitué des listes de Didier Deschamps ne pense pas subir le préjudice d'une absence qui a coïncidé avec le retour d'Abidal, en août.

"Pour tout joueur de haut niveau, la concurrence n'est pas un problème", a-t-il affirmé.

"On a grandi dans ça, j'en ai toujours eue, j'en aurais toujours, et je le sais. Après, (avoir pris) du retard ? Pas du tout. Tous les matches que j'ai faits avec l'équipe de France, j'ai donné le maximum. Il y a des joueurs de qualité à ce niveau-là, tant mieux."

Edité par Gilles Trequesser

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