Football: Lyon a assuré son avenir à court terme

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L'OL A ASSURÉ SON AVENIR À COURT TERME
L'OL A ASSURÉ SON AVENIR À COURT TERME

par André Assier

LYON (Reuters) - Au bout d'une ultime soirée où rires et larmes se sont mêlés, l'Olympique Lyonnais a assuré dimanche une partie de son avenir à court terme, tout en se préparant à une revue d'effectif.

En terminant la saison par une victoire solide face à Rennes (2-0), le septuple champion de France peut de nouveau humer l'air de la Ligue des champions grâce à sa troisième place.

Et même s'il faudra en passer cet été par un troisième tour de qualification, puis en cas de victoire par un tour de barrage, Rémi Garde et Jean Michel Aulas savourent ce bilan.

"Je suis avant tout très content pour le club. Le club, les joueurs, le staff, j'inclus tout le monde. En début de saison, qui nous voyait là-haut ? Pas grand monde", se plaît à souligner l'entraîneur Rémi Garde.

"L'OL vient de se qualifier pour la 17e fois consécutive pour la Coupe d'Europe et potentiellement, nous pouvons nous retrouver pour la 13e fois en Ligue des champions en 14 saisons", jubile le président Jean-Michel Aulas.

Sportivement, l'OL a donc l'espoir de se retrouver dans la grande compétition continentale qu'il avait désertée l'an passé pour cause de quatrième place et d'un "simple" succès en Coupe de France.

"Nous avons fait le boulot, la satisfaction prédomine. La saison n'a pas toujours été facile car c'est éprouvant quand on affiche des grandes ambitions. Nous avons bataillé", résume Bafétimbi Gomis.

"TROU D'AIR DU PRINTEMPS"

Lyon a su contenir le retour des outsiders, qui ont aiguisé leurs ambitions à la vue de l'affaissement progressif de l'OL, qui a commencé à la trêve.

Fin mars, début avril, le club rhodanien a même plongé, avec trois défaites consécutives entre la 29e et la 31e journées, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 20 ans. Marseille en a profité pour prendre la place de dauphin du PSG.

"La première partie de championnat pouvait nous laisser espérer quelque chose", regrette un peu Rémi Garde.

"Ces deux points par match jusqu'à la 20e journée et le jeu collectif affiché nous ont même donné des espoirs d'un quelque chose de plus. Mais le trou d'air du printemps nous a coûté. Nous avons toutefois su rebondir et je suis aussi fier de cela."

Financièrement, l'OL devrait toutefois s'y retrouver.

En cas de qualification pour la C1, il pourra compter sur au moins 30 millions d'euros. Et l'OL en a besoin, le club côté en bourse ayant enregistré un déficit de 28 millions d'euros sur l'exercice comptable précédent.

Mais pour Jean-Michel Aulas, nul doute que Lyon va se qualifier.

"La France sera potentiellement représentée par Paris, Marseille et Lyon, ce qui au niveau de l'indice UEFA est important", souligne-t-il. "Compte tenu de toute l'énergie mise pour décrocher cette troisième place, nous allons mettre toute notre conviction pour aller chercher cette phase de poules de septembre. Notre ambition sera immense !"

POLITIQUE "JEUNE"

Mais avec quel effectif ?

Douze mois après une "saignée" chez les gros salaires, étiquetés "dinosaures du vestiaire" (Cris, Cissokho, Ederson, Lloris, Mensah, Bastos, Källström), il sera encore rajeuni.

Cette saison, l'entreprise a plutôt bien marché avec l'émergence de la génération 1991 issue du centre de formation, dont certains, à l'image de Clément Grenier, Alexandre Lacazette ou encore Gueïda Fofana ont brillé.

Les autres, Yassine Benzia, Johan Martial ou encore le gardien Anthony Lopes, ont prouvé qu'ils avaient le niveau pour s'imposer dans cette équipe.

"Nous saurons faire une équipe compétitive dans les deux ans à venir, juste avant l'entrée dans notre nouveau stade, dont nous serons à 100% propriétaire et qui générera des revenus", promet Jean-Michel Aulas.

Les larmes de Lisandro, dimanche soir, laissent penser à un départ de l'Argentin. Les mots de son président à son égard, encore plus. "Il est sous contrat pour un an. Il fait partie des joueurs qui peuvent faire l'objet d'un transfert d'autant qu'avec son talent, il aura évidemment des offres."

Et quid de Clément Grenier, qui a fini la saison en trombe ?

En négociations depuis janvier pour prolonger un contrat qui le lie à son club formateur jusqu'en 2014, il attise les convoitises de nombreux cadors européens, dont Arsenal qui lui fait les yeux doux. "Nous ne pouvons jamais fermer complètement la porte", coupe le président lyonnais.

"Mais je préfère la parole de Clément à celle d'Arsène (Wenger). Il m'avait dit qu'il donnerait sa priorité à Lyon en cas de qualification si je faisais un petit effort. On va discuter pour voir à quelle hauteur est cet effort", poursuit-il. "Nous saurons, dans la politique 'jeune' que nous avons, faire des efforts pour les joueurs issus du sérail."

Quant à Anthony Réveillère, en fin de contrat au 30 juin, il s'agissait de sa 400e et dernière rencontre avec l'OL dont il porte le maillot depuis 2003. Pour le moment, le latéral international de 33 ans a toujours refusé les propositions de prolongation de contrat, avec salaires revus à la baisse.

Edité par Olivier Guillemain et Gilles Trequesser

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