Football - Luis Fernandez : né en Espagne, puis au PSG

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Luis Fernandez, en 2011, alors entraîneur de l'équipe d'Israël.
Luis Fernandez, en 2011, alors entraîneur de l'équipe d'Israël.

La vie de Luis Fernandez tient en 306 pages. Mais une séquence dévore les autres. Elle ne dure pourtant qu'une quinzaine de minutes. Une quinzaine de minutes qui occupent, dans la bio de Luis Fernandez, une dizaine de pages. Une quinzaine de minutes qui dilatent le temps. Guadalajara, 21 juin 1986, stade de Jalisco, quarts de finale de la Coupe du monde. La France joue contre le grand Brésil, celui qui peuplait les rêves adolescents du jeune fraiseur-ajusteur des Minguettes à Lyon. Le match s'achève sur un score nul (1-1), il faut tirer les penaltys. Fernandez raconte tout. La trouille compréhensible des uns (Bossis, qui avait manqué son tir lors de la fameuse demi-finale de 1982 à Séville, décline), le courage des autres (Amoros, impassible sous la pression), les volontaires (Stopyra fonce pour être le premier tireur), les superstitieux (lui, Luis, tire toujours en cinquième position, donc il s'accommodera très bien d'être le cinquième tireur), les heures d'avant (Fernandez s'était entraîné plusieurs fois en tirant sur la gauche du gardien), les minutes pendant (en marchant vers le but, Luis change d'avis, tire sur la droite, craignant qu'un espion brésilien n'ait remarqué son habitude), l'échec de Platini (il est quatrième tireur), puis la joie explosive de Luis après son penalty qui qualifie la France, Luis qui serre les poings, Luis qui court avec ses chaussettes tire-bouchonnées et plonge dans les bras de Platini. Luis autrefois insulté par ses...

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