Football: les silences éloquents d'Alou Diarra

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CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - "Je n'aime pas beaucoup parler", lâche Alou Diarra, capitaine déchu de l'équipe de France et joueur contesté à l'Olympique de Marseille.

L'homme a raison: sa rencontre avec les journalistes mardi lors du rassemblement de l'équipe de France de football avait commencé depuis à peine cinq minutes qu'il se levait déjà pour l'abréger.

Toutefois, ses silences et sa gestuelle parlent pour lui et laissent percevoir le mal être du joueur et de l'homme.

Lors de cette brève rencontre, il a manifesté à plusieurs reprises son agacement lorsqu'il était interrogé sur son état de forme, plutôt fluctuant depuis le début de la saison, sur sa non-titularisation par Laurent Blanc en sélection, et sur la perte du capitanat qui va avec.

Lorsqu'on a évoqué devant lui les louanges que lui a tressées récemment le sélectionneur, le milieu de terrain défensif, 30 ans depuis cet été, n'a pas été plus disert et a préféré manier l'ironie.

"C'est grâce au sélectionneur, c'est ça", a-t-il lancé avec un sourire amer aux lèvres en parlant de sa présence dans le groupe France malgré ses prestations moyennes.

"C'est lui qui voit, c'est lui gère", a-t-il ajouté, avec une goguenardise un peu forcée à l'adresse de celui qui l'a dirigé plusieurs années à Bordeaux et qui en a fait l'un de ses interlocuteurs privilégiés.

L'ancien Bordelais, si affable généralement, a affirmé: "Je ne souris jamais en conférence de presse."

Puis il a planté là son auditoire.

Pascal Liétout, édité par Gilles Trequesser

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