Football: les Bleus ont pris une leçon avant d'aller à Madrid

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LA RÉPÉTITION GÉNÉRALE DES BLEUS AVANT D?AFFRONTER LA ROJA TOURNE À LA LEÇON
LA RÉPÉTITION GÉNÉRALE DES BLEUS AVANT D?AFFRONTER LA ROJA TOURNE À LA LEÇON

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - L'équipe de France a été tour à tour séduisante, énervante et navrante lors de sa défaite contre le Japon mais elle a pris conscience, en quelque sorte, de tout ce qu'il ne faudra pas faire mardi contre l'Espagne.

Initialement, ce match amical devait servir à se placer dans les meilleures conditions avant le grand rendez-vous face aux champions du monde et doubles champions d'Europe en titre, dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2014.

Au final, les Bleus se sont mis dans une situation compliquée en perdant leur première rencontre sous l'ère Deschamps pendant que la Roja, en déplacement en Biélorussie, signait une victoire nette et sans bavure (4-0), sûre de ses forces.

Vendredi soir, la France a beaucoup tenté devant son public avec 23 tirs et aussi énormément dominé, comme en témoigne une possession de balle largement en sa faveur.

Mais le manque de réalisme de ses attaquants et un relâchement défensif en toute fin de match sur un contre ont envoyé valser le rêve de se rendre à Madrid avec un capital de confiance maximal.

Mardi, contre la sélection de Vicente Del Bosque, ce genre de choses ne pardonnera pas.

Didier Deschamps le sait et a d'ailleurs été le premier à le souligner à l'issue de la rencontre.

"Ce soir, on a eu beaucoup d'occasions et même dans le meilleur des mondes, je ne pense pas qu'on en aura autant contre l'Espagne (...) Donc quand on en aura, il faudra se montrer beaucoup plus efficace", a souligné le champion du monde 1998.

Pour l'ancien entraîneur de Monaco, de la Juventus et de l'OM, il a également manqué à ses Bleus face au Japon "un petit peu d'expérience" et de "sécurité défensive".

Et "la manière" dont son équipe a encaissé ce but en fin de rencontre, "un but qui part de très loin", sous-entendu évitable, l'a passablement énervé.

"LE HAUT NIVEAU, C'EST SAVOIR ÉVACUER"

Pour autant, à l'heure d'évoquer les éventuelles traces que pourraient laisser ce match chez ses Bleus, notamment dans l'approche de la rencontre de mardi, Didier Deschamps a refusé catégoriquement de lier les deux événements.

"Un résultat positif ce soir ne nous aurait pas donné de garanties pour mardi. On sera dans un contexte et un rapport de force vraiment différent", a-t-il commencé par dire.

"Et puis le haut niveau, c'est ça aussi, c'est savoir évacuer", a-t-il poursuivi.

A l'unisson, ses Bleus ont également plaidé la même thèse, persuadés qu'il ne fallait pas considérer cette défaite contre le Japon comme un prélude à un autre revers en Espagne.

"Je ne suis pas du tout inquiet. Ce n'était qu'un match amical, il n'y a pas eu de points de perdus. Il faut tourner les page", a ainsi estimé Mamadou Sakho.

"Le match de ce soir ne change pas les positions. On sait à quoi s'attendre là-bas", a renchéri son partenaire au Paris Saint-Germain, Jérémy Ménez.

"La cote sera moins grosse pour nous, on aura encore moins à perdre. On ira là-bas sans aucune pression", a dit pour sa part l'attaquant d'Arsenal Olivier Giroud.

Au-delà du résultat et des aspects négatifs à retenir de cette rencontre, Didier Deschamps a déclaré avoir trouvé quelques motifs de satisfaction dans cette défaite.

"Ce qui m'a plu, c'est l'animation face à une équipe regroupée, le nombre d'occasions qu'on a pu avoir et les mouvements variés. Les intentions étaient présentes et on a fait les efforts qu'il fallait", a-t-il souligné.

Peut-être aussi a-t-il noté que sa charnière inédite, composée de Mamadou Sakho et Laurent Koscielny, s'est montrée plutôt rassurante. Et que Moussa Sissoko, au milieu de terrain, lui a fait passer le message qu'il pourrait être une bonne solution de rechange dans l'entrejeu.

En revanche, Etienne Capoue, dans un rôle de sentinelle placée devant la défense, n'a pas semblé très à l'aise. Tout comme Karim Benzema, placé sur le côté gauche pour laisser l'axe à Olivier Giroud.

Mais à Madrid, la composition de l'équipe, largement remaniée contre le Japon, risque d'être différente. Tout comme "le contexte et le rapport de forces", comme s'est plu à répéter Didier Deschamps.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Jean-Stéphane Brosse

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