Football: les Bleus font le plein de confiance

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KARIM BENZEMA MARQUE EN BLEU
KARIM BENZEMA MARQUE EN BLEU

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - L'équipe de France cherchait de la confiance, des repères et un élan offensif, elle les a trouvés vendredi soir au Parc des Princes où elle a fait exploser l'Australie (6-0).

L'inspiration des Bleus, qui ont fait preuve d'allant, d'envie et de talent, et la faiblesse de l'opposition ont offert un grand spectacle pendant une heure, de bon augure avant les barrages de novembre que les hommes de Didier Deschamps disputeront probablement.

La France, qui a passé cinq matches sans marquer entre mars et septembre, n'avait plus inscrit six buts depuis six ans et une victoire sur les Iles Féroé (6-0).

"Ce n'est pas anodin de marquer six buts. On va dire 'oui, l'autre, ce n'est pas une grande équipe', mais c'est une équipe qualifiée pour la Coupe du monde", a souligné Didier Deschamps en conférence de presse.

"On s'est rendu le match facile. On a été efficace, on s'est créé des occasions, les intentions étaient très bonnes et on a su les conserver jusqu'au bout. On les a mis sous pression continuellement, il y avait beaucoup de qualités dans ce qu'on a fait."

Olivier Giroud, titularisé à la place de Karim Benzema en pointe pour la deuxième fois d'affilée, a été très bon pendant 45 minutes dans le jeu comme devant le but, signant un doublé qui devrait lui offrir une longueur d'avance sur son concurrent.

Benzema a toutefois lui aussi profité des largesses de la défense australienne pour inscrire à la 51e son premier but en Bleu depuis juin 2012 et un doublé contre l'Estonie avant l'Euro.

Franck Ribéry, impliqué sur tous les buts, avait ouvert le score sur penalty dès la septième minute et Yohan Cabaye marqué le quatrième but juste avant la demi-heure de jeu. Mathieu Debuchy (47e) et Benzema (51e) ont alourdi le score.

Si rien ne dit qu'un onze type s'est dégagé et s'il est difficile de tirer des conclusions face à un adversaire qui vient d'encaisser 19 buts en quatre matches, certains joueurs ont su saisir l'opportunité offerte par le sélectionneur.

Samir Nasri, préféré à Mathieu Valbuena au poste de meneur, a été convaincant dans ses orientations, a offert une passe en une touche impeccable à Giroud pour le troisième but et a montré beaucoup d'envie.

"Il a faim et ça se voit", avait dit de lui Didier Deschamps la veille en conférence de presse. Sur la pelouse du Parc des Princes, cela s'est vu. Tout comme cela s'est vu pour Cabaye, de retour après un été gâché par ses envies de départ de Newcastle où il est finalement resté.

UN RIBÉRY INCISIF

Par leurs mouvements, par leurs séquences à une touche de balle qui ont déchiré une défense australienne dépassée, par leur application, les Bleus se sont facilité la tâche, ce qu'ils ont trop rarement fait ces derniers mois.

Une première grosse occasion a été ratée par Giroud dès la cinquième minute, après un une-deux avec Patrice Evra dans la surface. Deux minutes plus tard, l'arbitre a accordé un penalty pour une main de David Carney qui n'avait semble-t-il pas touché le ballon.

La France a continué à pousser et Ribéry, incisif, s'est défait de deux adversaires sur son côté gauche pour donner en retrait. Bien qu'en déséquilibre sur un ballon arrivé dans son dos, Giroud a placé un bijou de ballon piqué dans les filets (16e).

Onze minutes plus tard, sur une nouvelle accélération de Ribéry, Nasri était trouvé et donnait à Giroud pour une reprise sans contrôle et son cinquième but en Bleu.

Et le quatrième but arrivait après une centaine de secondes à la suite d'une touche et encore le duo Nasri-Ribéry aux rôles inversés cette fois puisque le Bavarois donnait la passe décisive à Yohan Cabaye d'une remise bien sentie (29e).

Après une fin de première période au petit trop malgré une lourde frappe de Cabaye (45e) difficilement captée, les Bleus sont revenus des vestiaires avec l'intention d'enfoncer le clou et y sont vite parvenus.

Un centre de Ribéry mal renvoyé et Mathieu Debuchy expédiait une reprise en demi-volée au fond des filets (47e) avant que Ribéry, encore lui, déborde sur la gauche pour servir Benzema et permettre au Madrilène d'interrompre sa disette après un an et demi.

Sifflé par le public à son entrée en jeu, Benzema a applaudi les supporters lorsque ceux-ci ont chanté "Il a marqué, il a marqué", un échange que Deschamps a apprécié.

De tous, le moins en vue aura été Loïc Rémy, titularisé pour la première fois depuis presque deux ans et qui n'a pas clos le débat sur l'identité du joueur offensif à droite, gâchant notamment un face à face après un service de Valbuena (71e).

La fête ne pouvait pas être trop parfaite.

Edité par Simon Carraud

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