Football: les Bleus à l'essai en Belgique

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LES BLEUS EN BELGIQUE MERCREDI
LES BLEUS EN BELGIQUE MERCREDI

PARIS (Reuters) - L'équipe de France aura les pieds en Belgique mercredi mais la tête déjà en Géorgie, prochaine étape dans sa quête d'un billet pour la Coupe du monde 2014 au Brésil.

Les matches amicaux du mois d'août sont toujours les mal aimés des sélectionneurs ou des joueurs. Les grands championnats n'ont pas tous repris, les niveaux de forme divergent, les adversaires présentent parfois un intérêt relatif.

Celui que les Bleus s'apprêtent à disputer au stade Roi-Baudouin de Bruxelles vaut un peu mieux que cela et le sélectionneur Didier Deschamps, qui n'apprécie guère ce rendez-vous estival, se veut philosophe.

"Comme il n'y a pas beaucoup de dates, je vais le prendre", résumait-il lundi à Clairefontaine.

Il l'accepte sans doute d'autant plus volontiers que l'étape belge lui offre une occasion de faire quelques réglages avant la rencontre du 6 septembre à Tbilissi, où il devra recomposer son milieu de terrain en l'absence de Yohan Cabaye, Blaise Matuidi et Paul Pogba, tous suspendus.

En Belgique, les places au milieu se joueront entre Josuha Guilavogui, auteur de premières apparitions intéressantes durant la tournée sud-américaine en juin, Moussa Sissoko, Etienne Capoue, le revenant Rio Mavuba et le petit dernier, Geoffrey Kondogbia.

Tous ont l'opportunité de se montrer et de gagner leur billet pour Tbilissi, puisque le sélectionneur n'a de cesse de le dire: "L'objectif, c'est de préparer la Géorgie."

"ON PEUT FAIRE MIEUX"

Avec le retour d'Eric Abidal, qui devrait débuter en défense centrale et se prend à rêver de Brésil, ou celui de Samir Nasri, Deschamps a largement de quoi tirer des enseignements de ce match.

Le premier, qui n'a plus fréquenté les Bleus depuis février 2012 à cause de ses problèmes de santé, croit en l'intérêt du rassemblement: "Tous les matches servent de référence. Derrière, on a des matches importants et il y a peu de temps pour travailler."

Accessoirement, il y a aussi une série à briser.

En juin, les Bleus ont perdu en Uruguay (1-0) et ont été corrigés au Brésil (3-0), deux mois et demi après avoir cédé à l'Espagne la première place de leur groupe de qualification, au soir d'une défaite 1-0 au Stade de France.

Puisque l'objectif est en vue - assurer au moins une place en barrages en finissant deuxième -, Deschamps dit ne pas s'en inquiéter, d'autant que la tournée s'est faite sans certains joueurs essentiels, avec de nouveaux appelés et au terme d'une longue saison.

Mais le Japon et l'Allemagne sont aussi venus gagner en France la saison dernière et les matches amicaux, à l'exception de celui de novembre en Italie (2-1), n'ont jamais rassuré.

A l'heure de dresser un bilan de sa première année en tant que sélectionneur, Deschamps dissocie donc la compétition des matches amicaux, tout en reconnaissant au sujet des seconds: "On doit être capable de faire mieux."

"Sur les matches amicaux, les résultats sont négatifs, voire très négatifs", complète-t-il.

La Belgique n'est pas l'adversaire idéal pour aller glaner un large succès, première de son groupe de qualification pour le Mondial et invaincue, portée par les Vincent Kompany, Marouane Fellaini, Axel Witsel ou encore Eden Hazard.

Mais elle offrira une opposition de haut niveau et en cela, constitue le test idoine avant les trois rendez-vous en Géorgie et Biélorussie en septembre, puis face à la Finlande, en octobre.

Gregory Blachier, édité par Olivier Guillemain

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