Football: le PSG, un choix difficile et assumé pour Thiago Silva

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par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Il n'a pas été simple pour Thiago Silva de faire un choix entre son ancien club, le Milan AC, et le Paris Saint-Germain, où le défenseur central brésilien a fini par signer cet été dans le cadre d'un transfert record pour la Ligue 1 et l'Europe.

Considéré comme l'un des meilleurs au monde à son poste, Thiago Silva a été présenté vendredi sous les ors d'un salon privé du Crillon, palace parisien de la place de la Concorde, plusieurs semaines après son recrutement.

Arraché à Milan pour un montant qui pourrait approcher les 50 millions d'euros selon la presse - record pour la France, plus gros transfert de l'été en Europe -, Thiago Silva, acclamé par quelques dizaines de supporters à son arrivée, s'est dit très heureux d'avoir rejoint un club en pleine croissance.

"Je suis très content, je crois en ce projet", a dit le Brésilien de 27 ans à la presse.

"Pouvoir jouer dans une ville et une équipe comme Paris ce n'est pas donné à tout le monde. Je fais aujourd'hui partie de l'un des plus grands clubs du monde", a-t-il ajouté.

Les négociations ont pourtant été longues avec Milan et Thiago Silva lui-même a suggéré que la décision avait été difficile à prendre, laissant pointer un peu de nostalgie.

"J'ai toujours été très bien traité à Milan, j'y ai passé trois ans merveilleux et moi j'ai donné le maximum que je pouvais", a dit l'homme qui portera le numéro 2 à Paris.

"Ça n'a pas été simple de prendre cette décision des deux côtés mais c'est mon choix, en accord avec le club."

"LE MERCATO EST FINI"

Avec lui, le PSG tient sans doute le grand défenseur qui doit lui permettre de voyager loin en la Ligue des champions.

D'ici là, Thiago Silva, arrivé tardivement car il disputait les Jeux olympiques avec le Brésil, devra trouver ses marques avec ses coéquipiers et son nouvel entraîneur, Carlo Ancelotti, ancien du Milan AC auquel il a adressé un clin d'oeil.

"Aujourd'hui, j'ai parlé avec (Ancelotti) du fait que je me suis entraîné avec lui pendant six mois sans pouvoir jouer parce que Milan avait déjà le quota de joueurs extra-communautaires", a-t-il dit en évoquant son arrivée en Italie début 2009.

"Donc on en a rigolé en espérant que cette fois, je vais pouvoir jouer."

Le PSG l'espère aussi, qui attend d'être enfin au complet pour présenter son équipe type, annoncée comme la terreur de la Ligue 1 où le club de la capitale a dû se contenter de deux matches nuls en deux journées.

Avec les renforts de Silva, Ibrahimovic, mais aussi d'Ezequiel Lavezzi, Marco Verratti et l'arrivée en janvier du jeune Brésilien Lucas Moura, le PSG a changé de dimension.

A défaut de l'avoir déjà prouvé sur le plan sportif - mais la saison débute à peine -, c'est vrai sur le plan économique où ses cinq arrivées ont mobilisé autour de 150 millions d'euros.

Le montant de certains contrats - un salaire de 14 millions d'euros nets par an est évoqué par la presse pour Ibrahimovic, quand il serait d'environ 10 millions pour Thiago - a provoqué son lot de polémique.

Un brin agacé, Leonardo, le directeur sportif du PSG, a assuré vendredi que Thiago Silva avait signé "le même contrat qu'à Milan".

"Il a fait un choix avec les deux mêmes contrats devant lui, c'est important de le savoir", a plaidé le dirigeant brésilien qui ne devrait pas présenter d'autre joueur d'ici la fin du mercato, même si Paris reste à l'affût pour un latéral droit.

"Il est fini. On va étudier un peu les possibilités pour un arrière droit et si il y a des possibilités on va le faire (...) mais normalement le mercato est fini."

Edité par Simon Carraud

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