Football: le président de Valenciennes prône "l'union sacrée"

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VALENCIENNES COMPTE SUR LA SOLIDARITÉ POUR ASSURER LE MAINTIEN
VALENCIENNES COMPTE SUR LA SOLIDARITÉ POUR ASSURER LE MAINTIEN

par Pierre Savary

VALENCIENNES, Nord (Reuters) - Convaincu que son équipe peut s'en sortir malgré des difficultés financières l'empêchant, pour l'heure, de la renforcer, le président de Valenciennes, Jean-Raymond Legrand, mise sur la solidarité des joueurs et de l'encadrement cette saison.

S'il ne vise pas autre chose que le maintien, il souligne dans un entretien à Reuters que la présence depuis sept ans de son club en Ligue 1 n'est pas anecdotique et veut s'attacher à pérenniser cette situation.

Reuters : Dans quel état d'esprit êtes vous à quelques jours de la reprise du championnat ?

Jean-Raymond Legrand : Je suis serein, ça va, nous avons un groupe intéressant, une équipe soudée, et je crois en ce groupe. Cela soude l'équipe d'avoir enregistré des départs au milieu et pas encore d'arrivée. Cela renforce l'envie de s'en sortir, de prouver que, même si cela ne sera simple, on sera là. Je sens une union sacrée autour de l'équipe, les joueurs, dirigeants, l'impression est vraiment bonne, tout le monde a envie et y croit, même si bien sur on sait que cela ne sera facile.

R. : Vous ne semblez pas inquiet, alors que vos finances sont surveillées et que les milieux Renaud Cohade et Carlos Sanchez n'ont pas été remplacés...

J.-R.L. : La peur n'évite pas le danger. L'objectif c'est de continuer à faire partie des vingt premiers clubs en France. Ce n'est pas rien quand même, cela a l'air naturel d'être là, mais enfin nous sommes Valenciennes, et nous sommes en ligue 1 pour la septième année consécutive. Il y a plein de clubs qui aimeraient être à notre place. Bien sûr c'est dur, on ne peut pas faire ce que l'on veut. Les supporters, tout le monde aimerait que nous puissions jouer le haut de tableau. Mais il faut aller doucement, construire, être patient, allons doucement mais sûrement.

R. : L'encadrement de la masse salariale apparaît comme un frein dans ce mercato. Allez-vous pouvoir recruter ?

J.-R.L. : Nous sommes jeunes en Ligue 1. Il faut construire, assainir sur le plan financier, c'est comme cela que l'on pourra ensuite avancer. La saison qui arrive pourrait être difficile, on le sait. La sérénité du club passera par sa stabilité financière, c'est un chantier qui est lourd. On a encore deux, trois saisons difficiles à passer, on doit gérer la situation actuelle avec des contrats de joueurs à honorer. Ils avaient signé dans de bonnes conditions pour eux. Mais j'espère que notre mercato va commencer bientôt avec en priorité un milieu de terrain.

R. : Vous êtes donc condamné à vendre avant de pouvoir acheter ?

J.-R.L. : C'est la situation de 75% des clubs ! Tout le monde attend de vendre mais personne n'achète, c'est le chat qui se mord la queue ! A Paris, c'est la facilité, l'argent coule à flots. A Lille, que j'admire, c'est la vente d'Eden Hazard (pour 40 millions d'euros à Chelsea-NDLR) qui permet de recruter. Mais après, que se passe-t-il ? Lyon et Marseille reviennent sur terre, tout le monde doit vendre, personne n'achète. Attendons, construisons.

Edité par Gregory Blachier

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