Football: Laurent Blanc, une arrivée dans l'inconnu

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LAURENT BLANC FAIT SES PREMIERS PAS AU PSG
LAURENT BLANC FAIT SES PREMIERS PAS AU PSG

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Laurent Blanc a fait jeudi ses premiers pas d'entraîneur du Paris Saint-Germain en se présentant devant la presse "excité", "heureux", "audacieux" et un peu perdu aussi.

L'ancien sélectionneur des Bleus, qui s'est engagé mardi pour deux saisons en faveur du club de la capitale, a d'abord raconté sa joie de retrouver prochainement un banc, un an après avoir quitté l'équipe de France.

"Je suis très heureux d'être ici pour cette intronisation. Je suis très fier d'entraîner un club comme le PSG. Je sais ce qui nous attend, un challenge excitant mais difficile aussi", a expliqué le champion du monde 1998.

"Croyez bien le staff et moi, nous mettrons tout en oeuvre pour remplir les objectifs qui nous seront fixés et aussi pour installer, offrir un beau spectacle", a poursuivi le technicien âgé de 47 ans.

A travers cette phrase, Laurent Blanc a comme résumé l'urgence dans laquelle il s'est engagé pour le PSG, qui a essuyé de nombreux refus de la part des plus grands entraîneurs européens avant de l'enrôler.

EXIGENCES

Ainsi, ses objectifs n'ont pas été encore fixés.

"On n'en pas encore parlé concrètement mais je les devine. Quand un club a été champion avec 83 points, un quart de finale de Ligue des champions, l'objectif est de faire mieux, aussi bien en termes de titres, de points et j'espère, aussi, faire mieux en termes de jeu. Les exigences sont là. On est dans un grand club. C'est ça, la loi des grands clubs", a-t-il dit.

De même, la composition de son staff technique n'a pas encore été arrêtée, à quatre jours de la reprise de l'entraînement.

"Je ne peux pas entrer dans les détails du staff car on discute encore avec Leonardo (le directeur sportif), Jean-Claude Blanc (le directeur général) et le président pour le composer", a-t-il déclaré à ce sujet.

"Il y a des allées et venues. On est en train de songer à tout ça. Ce qui est certain c'est que je viens avec Jean-Louis Gasset", a-t-il dit, en faisant référence à celui qui fut son adjoint à Bordeaux (2007-2010), chez les Bleus (2010-2012) mais aussi le bras droit de Luis Fernandez au PSG de 2001 à 2003.

Sans objectifs précis, sans véritable staff, Laurent Blanc n'a même pas encore eu le temps de s'entretenir avec ses joueurs, qui le découvriront pour la plupart à partir de lundi.

"Je n'ai pas encore parlé à qui que ce soit du groupe. J'ai eu beaucoup de choses à faire ces dernières 48 heures. Je souhaite d'abord préparer l'avant-saison et après je leur parlerai", s'est-il justifié.

Du côté des transferts, l'ancien sélectionneur a logiquement botté en touche du fait de son arrivée trop récente. "Je peux comprendre votre impatience car c'est vrai que c'est intéressant de savoir dans quel secteur le PSG va recruter. Pour l'instant, permettez-moi d'être évasif."

Prié de dire ensuite dans quel état d'esprit il se trouvait, alors que les dirigeants parisiens avaient approché d'autres entraîneurs avant de l'enrôler, Laurent Blanc a expliqué qu'il n'en prenait pas ombrage.

"Comme je m'attendais à cette question, j'ai préparé la réponse", a-t-il commencé par dire.

"La date (de sa signature, NDLR) est tardive mais le plus important c'est qu'elle soit là. Je suis heureux d'être là", a-t-il poursuivi.

"Ce n'est pas bien grave le fait de ne pas être le premier dans une liste. J'ai fait ma carrière de joueur et souvent je n'ai pas été le premier dans une liste. Le plus important, c'est d'être choisi. Le plus important, c'est le présent et l'avenir, pas le passé."

PRESSION

Après avoir montré sa capacité à ne pas être dupe, en expliquant notamment s'attendre à subir "une grande pression", celui que l'on surnomme "le Président" a levé le voile sur son intention de pratiquer du beau jeu.

"Parler de jeu, on peut le faire pendant des heures. Après, il faut le mettre en pratique sur le terrain et c'est beaucoup plus dur. Le PSG a déjà une belle équipe, j'espère qu'elle va encore s'améliorer. Je veux être audacieux dans le jeu".

Laurent Blanc, qui n'a encore jamais dirigé de grand club, a aussi promis "de faire en sorte d'instaurer certaines règles, de les appliquer, d'être assez ferme et de fédérer tout le monde dans un projet de jeu".

La première d'entre elles sera d'ailleurs que le français devienne la langue officielle du vestiaire, ce qui était loin d'être le cas sous l'ère Carlo Ancelotti.

Edité par Gregory Blachier

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