Football: Lassana Diarra et Sissoko en Bleu, pas Nasri

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MOUSSA SISSOKO APPELÉ CHEZ LES BLEUS
MOUSSA SISSOKO APPELÉ CHEZ LES BLEUS

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Didier Deschamps a prouvé jeudi qu'il savait trancher dans le vif en ne rappelant pas Samir Nasri en Bleu et en tentant un coup avec les retours de Lassana Diarra et de Moussa Sissoko pour affronter le Japon le 12 octobre puis l'Espagne quatre jours plus tard.

De nouveau sélectionnable après avoir purgé ses trois matches de suspension infligés après ses écarts de conduite durant l'Euro, le milieu de Manchester City devra patienter avant de faire son retour en équipe de France.

"J'ai estimé après réflexion que ce n'était pas le moment pour qu'il rejoigne le groupe équipe de France. Je préfère laisser passer un peu de temps. Je ne pense pas que cela soit le bon moment", s'est justifié Didier Deschamps à l'occasion d'une conférence de presse.

Sans préciser quand viendrait "le bon moment", le sélectionneur a tenu à souligner qu'il continuerait à suivre Samir Nasri, qui reste sur un très bon début de saison en club et qui fait partie des joueurs selon lui "sélectionnables".

Privé de deux milieux majeurs, Didier Deschamps a rappelé deux joueurs convoqués pour la dernière fois en août 2010, en se passant une nouvelle fois de Yann Mvila, convoqué chez les Espoirs jeudi.

"Si j'avais eu à disposition Abou Diaby et Rio Mavuba, peut-être - je dis bien peut-être - qu'ils ne seraient pas là", a toutefois reconnu Didier Deschamps.

SEUL RÉVEILLÈRE SORT DU GROUPE

Concernant Lassana Diarra, exilé dans le championnat russe à l'Anzhi Makhachkala après avoir quitté le Real Madrid, Didier Deschamps a présenté l'argument de l'expérience.

"Il est éloigné mais il ne joue pas dans un championnat mineur. Il est titulaire dans un club qui marche bien. Il est performant. Il a déjà un vécu, est habitué au haut niveau et il a porté les couleurs de grands clubs étrangers", a-t-il expliqué.

"Cela me paraissait logique qu'il soit dans cette sélection", a ajouté Didier Deschamps, qui a quand même confessé avoir eu des difficultés à se procurer des images des prestations de celui qui compte jusqu'ici 28 sélections.

"Ce n'est pas un jeune de 20 ans, il a une expérience internationale et un vécu. Je vais pas me plaindre de ça car j'ai beaucoup de joueurs qui ne l'ont pas."

Concernant le Toulousain Moussa Sissoko, trois capes au compteur, le discours du sélectionneur a emprunté une logique aux antipodes de celle appliquée au cas Lassana Diarra.

"Il a toujours fait partie d'une pré-liste élargie. C'est un joueur avec une bonne puissance athlétique et lui aussi fait un bon début de saison avec Toulouse", a-t-il dit.

"Il est jeune. J'avais envie de le voir de plus près. C'est une forme d'encouragement."

Le troisième message fort délivré jeudi par Didier Deschamps est celui de son attachement à raisonner selon "une logique de groupe".

Entre la liste du début du mois dernier avant les victoires contre la Finlande (1-0) et la Biélorussie (3-1), outre les deux forfaits sur blessure, un seul joueur a en effet été écarté: Anthony Réveillère, remplacé numériquement par Mathieu Debuchy, blessé en septembre.

L'autre symbole de cette philosophie est la convocation du défenseur central montpelliérain Mapou Yanga-Mbiwa malgré sa suspension pour le match le plus important des deux prochains rendez-vous des Bleus, face à l'Espagne.

"La notion de groupe est très importante pour moi. Et là, j'ai la possibilité de pouvoir le faire participer au premier match", a dit Deschamps.

Edité par Julien Prétot

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