Football : la Syrie rêve malgré les bombes

le , mis à jour à 09:46
0
Football : la Syrie rêve malgré les bombes
Football : la Syrie rêve malgré les bombes

Pour préparer son déplacement en Chine, le 6 octobre dernier, dans le cadre des éliminatoires pour le Mondial 2018 en Russie, la Syrie avait organisé un rassemblement de trois jours à Damas. Sur les vingt-trois joueurs convoqués, seuls huit avaient répondu présent. Une mauvaise habitude pour le sélectionneur Ayman Hakeem, comme pour ses prédécesseurs.

 

« On joue presque tous à l'étranger, on a des engagements avec nos clubs », justifie Tariq Jamal Hindawi (21 ans), qui évolue au poste de milieu défensif à Al-Ittihad en Arabie saoudite. C'est aussi pour cette raison que la Syrie ne dispute pas de matchs amicaux. Cela ne l'a pas empêchée de s'imposer à Xi'an (1-0) ni de figurer à la quatrième place de son groupe (Iran, Ouzbékistan, Corée du Sud, Qatar, Chine) après quatre journées, restant en course pour la première qualification de son histoire en Coupe du monde. Une troisième place serait déjà synonyme de barrage. « Avant le début des qualifications, tout le monde pensait que la Syrie serait l'équipe la plus facile à battre. Aujourd'hui, tout le monde a peur de nous », résume Tariq Jamal Hindawi.

 

Cette année, seuls trois internationaux syriens jouent encore dans le championnat local, qui a vu plus de deux cents joueurs quitter le pays depuis que la guerre civile a éclaté, en 2011. « Beaucoup de joueurs étaient contraints par le régime de sortir dans la rue pour soutenir Bachar al-Assad, confie Yasser al-Hallaq, directeur de l'organisation non gouvernementale Athletes for Syria. Certains refusaient et fuyaient parce qu'ils avaient peur d'être arrêtés ou tués, comme c'est arrivé à plusieurs de leurs coéquipiers ou amis. »

 

L'armée syrienne libre a sa sélection, non reconnue par la fifa

 

Accusés d'être des espions pour les forces armées kurdes, quatre joueurs d'Al-Shabab, à Raqqa, ont ainsi été décapités en juillet, en pleine rue, devant une audience rassemblée de force. Le ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant