Football: la sanction contre Leonardo provisoirement levée

le
0
LA SANCTION CONTRE LEONARDO PROVISOIREMENT LEVÉ
LA SANCTION CONTRE LEONARDO PROVISOIREMENT LEVÉ

PARIS (Reuters) - L'ancien directeur sportif du Paris Saint-Germain Leonardo, suspendu 13 mois par la Fédération française de football (FFF), a vu sa sanction provisoirement levée mardi par le tribunal administratif de Paris, a-t-on appris auprès de ses avocats.

Cette décision a été prise en référé et signifie que le Brésilien, accusé d'avoir bousculé un arbitre au terme d'une rencontre de Ligue 1 en mai, est désormais libre de s'engager avec un autre club. L'affaire sera jugée sur le fond en 2014.

"C'est un grand soulagement pour Leonardo. Je l'ai eu au téléphone et il était content et soulagé. Il a désormais toute liberté d'initiative pour s'engager avec un club, ou une sélection, sans être inquiété par la Fifa", a dit à Reuters l'un de ses avocats, Paul Mauriac.

Saisi par l'ex-directeur sportif du PSG, le tribunal administratif de Paris a considéré que le fait que Leonardo ne possède pas de licence de dirigeant de la FFF n'autorisait pas cette dernière à prononcer des sanctions contre lui.

"Il y aura un jugement sur le fond en 2014 mais on peut espérer que celui-ci ira jusqu'au bout de cette logique en annulant la sanction", a expliqué Paul Mauriac, soulignant que son client avait "déjà subi cinq mois de suspension".

La FFF a pris acte de cette décision tout en précisant dans un communiqué qu'elle saisirait le Conseil d'Etat "dans les jours à venir".

FAILLE JURIDIQUE ?

"La FFF tient ensuite à rappeler que monsieur Leonardo est tout a fait en capacité de s'engager avec un club étranger (...) car cette décision n'a jamais été étendue aux fédérations étrangères", ajoute l'instance dirigeante du football français.

Par ailleurs, la FFF précise que si Leonardo "venait à solliciter une licence en France, elle se réserve le droit de prendre en considération son comportement passé avant de donner suite à une telle demande."

La sanction avait provoqué, entre autres, la démission de Leonardo de ses fonctions au PSG début juillet.

Tout a commencé dans les couloirs du Parc des Princes le 5 mai, après un match nul du PSG contre Valenciennes (1-1), où l'arbitre de la rencontre s'est plaint d'avoir reçu un coup d'épaule de la part du dirigeant parisien.

Leonardo, qui a toujours nié l'intentionnalité du geste, a d'abord écopé de neuf mois de suspension de toutes fonctions officielles fin mai après audience de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP).

Début juillet, la FFF, instance habilitée à juger en appel, a alourdi la sanction de plus de quatre mois et demi et a demandé à la Fédération internationale (Fifa) l'extension de cette sanction à l'étranger.

Après une ultime tentative de conciliation devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) en septembre, Leonardo avait décidé de saisir le tribunal administratif en changeant de stratégie de défense.

Ses deux avocats, Paul Mauriac et Christophe Bertrand, ont insisté sur une faille juridique. Au moment des faits et des sanctions prononcées contre Leonardo, ce dernier n'était pas détenteur d'une licence de dirigeant auprès de la FFF.

Olivier Guillemain, édité par Simon Carraud et Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant