Football : l'inutilité des génies

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Messi et Ronado ne savent pas faire remporter un titre à leur équipe nationale.
Messi et Ronado ne savent pas faire remporter un titre à leur équipe nationale.

Le football est un sport collectif. Beaucoup d'observateurs dits avisés ou de fanzines accros aux résaux sociaux se pâment devant des individualités telles que Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo et comparent leur rivalité à Roger Federer et Rafael Nadal. Mais il se fourvoient. Car le football, ce n'est pas du tennis. Et depuis dix ans et le couronnement de Fabio Cannavaro en 2006, aucun Ballon d'or n'a cumulé la même année l'obtention de cette distinction purement individuelle et un sacre à un Euro ou à une Coupe du monde avec son équipe nationale.

La cause ? Depuis l'Euro 2004 avec la Grèce d'Otto Rehhagel, une tendance se dégage et jouit maintenant du statut de règle intangible quasi mathématique. C'est désormais la force collective d'une équipe nationale et non plus la plus-value d'un génie qui fait gagner les coupes du monde et les championnats d'Europe des nations. Certes, le Brésil de 1970 et 2002, l'Argentine de 1986, la France de 1984 et 1998, étaient de redoutables dream-teams bien huilées sur le plan tactique. Mais les Pelé, Maradona, Platini, Zidane, Ronaldo (le Brésilien) sortaient clairement du lot. La preuve : l'image de leur joie ou de leurs actions décisives sont les principaux souvenirs visuels pour se rémémorer l'issue de ces compétitions.

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