Football: l'ASSE demande au gouvernement d'agir sur les violences

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LE GOUVERNEMENT PRESSÉ D?AGIR CONTRE LES VIOLENCES EN MARGE DES MATCHES DE FOOTBALL
LE GOUVERNEMENT PRESSÉ D?AGIR CONTRE LES VIOLENCES EN MARGE DES MATCHES DE FOOTBALL

PARIS (Reuters) - L'AS Saint-Etienne a exhorté mardi le gouvernement à organiser sous son autorité une table ronde avec les acteurs du monde du football afin de décider de mesures destinées à lutter contre les violences en marge de certains matches.

Cette initiative intervient après la rencontre de Ligue 1 entre Nice et Saint-Etienne, dimanche dernier, qui a donné lieu à des débordements, notamment au jet de dizaines de siège, et à l'évacuation de supporters des Verts.

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté les incidents survenus dimanche", ont écrit les dirigeants stéphanois dans une lettre adressée, entre autres, au ministre de l'Intérieur Manuel Valls et à celle des Sports Valérie Fourneyron.

"Ces débordements de violence, dus à l'irresponsabilité de quelques individus, affectent et ternissent l'image du football", poursuivent les signataires, Bernard Caïazzo, Dominique Rocheteau et Roland Romeyer.

Ils estiment que les sanctions habituellement prises contre les clubs -huis-clos et retrait de points- ne permettent pas d'éradiquer les violences en tribunes dont les premiers responsables sont, selon eux, les supporters turbulents.

"Les clubs sont en effet les seuls pénalisés alors que les fauteurs de troubles, eux, poursuivent leur travail de destruction", écrivent-ils.

Les dirigeants de l'ASSE, qui disent avoir "besoin de l'Etat, de ses prérogatives", demandent par conséquent la réunion d'un groupe de travail en compagnie de la Fédération (FFF), de la Ligue (LFP), des clubs et des associations de supporters.

"Aujourd'hui, nous demandons à l'Etat l'organisation, sous on autorité, d'une table ronde impliquant toutes les parties pour décider de mesures concrètes à la hauteur de l'enjeu."

Manuel Valls et Valérie Fourneyron ont publié dimanche un communiqué commun dans lequel ils condamnent "avec la plus grande sévérité" les échauffourées de Nice qui ont fait plusieurs blessés.

Une enquête a été ouverte sur ces incidents.

Simon Carraud, édité par Jean-Philippe Lefief

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