Football: "Je ne suis pas un buteur", se défend Lucas

le
0
LE BRÉSILIEN LUCAS ESTIME QU'IL N'EST PAS UN BUTEUR NATUREL
LE BRÉSILIEN LUCAS ESTIME QU'IL N'EST PAS UN BUTEUR NATUREL

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Depuis son arrivée au PSG l'hiver dernier, le Brésilien Lucas n'affiche pas des statistiques à la hauteur des espoirs placés en lui en France mais cela s'explique avant tout, dit-il, par le fait qu'il n'est pas un buteur naturel.

Transféré pour près de 40 millions d'euros en provenance de Sao Paulo, le milieu offensif de poche (1,72 m) a inscrit un but depuis janvier et délivré six passes décisives toutes compétitions confondues.

Cette feuille de statistiques fait dire à certains que Lucas n'a rien à voir avec l'image de futur crack du football mondial qui lui a été collée sur le front au Brésil.

Lui se défend, en expliquant dans un entretien accordé à Reuters qu'il n'est pas au PSG pour marquer des buts et que son adaptation à la France et au football européen reste en cours.

"L'idée de dire que je ne marque pas beaucoup de buts, c'est vrai, elle s'est créée, mais je ne suis pas un buteur", souligne le jeune Brésilien de 21 ans. "J'ai d'autres qualités et d'autres missions sur le terrain : aider l'équipe, apporter de la vélocité et des changements de rythme", poursuit-il.

"Je veux apporter au PSG ce que je sais faire : changer de rythme, dribbler, créer des occasions pour l'équipe et pour les attaquants, donner des passes décisives et parfois aller jusqu'au but, aussi."

Son manque de temps de jeu provient aussi du fait que sur le front de l'attaque parisienne, où figurent Zlatan Ibrahimovic, Edinson Cavani et Ezequiel Lavezzi, "il existe une vraie concurrence" et que derrière ce trio, les places son chères.

Débarqué à Paris en plein hiver, Lucas a connu quelques difficultés à trouver ses marques, à l'image de certains de ses illustres compatriotes passés par le PSG, comme Rai, qui a mis du temps avant de trouver le bon tempo.

"Pour l'adaptation, c'est un peu compliqué à cause de la langue, du climat et des coutumes. Quand je suis arrivé, j'étais très jeune, j'avais 20 ans. J'ai beaucoup travaillé depuis mon arrivée", reconnaît-il.

"JE N'AI PAS ENVIE DE PARTIR"

"J'ai appris beaucoup de choses ici, je suis en train de grandir. Par exemple, au Brésil, je n'avais pas l'obligation de rester au marquage et de défendre autant. Maintenant, c'est quelque chose que je sais faire, une qualité que j'ai dans ma palette de joueur", détaille-t-il.

"Je me sens très bien à Paris, je suis très heureux. Sur la pelouse, je me sens bien. Je ne sens pas la pression du transfert de 40 millions d'euros sur mes épaules. J'ai envie de faire ma carrière ici. Je n'ai pas envie de partir", dit-il, des rumeurs faisant état d'un éventuel retour au Brésil cet hiver.

Le capitaine du PSG, Thiago Silva, oeuvre beaucoup en coulisses pour l'intégration de son cadet, qu'il a pris sous son aile. "Il m'apprend beaucoup. J'ai une belle amitié avec lui. Il m'aide beaucoup à m'intégrer, comme les autres Brésiliens Maxwell, Marquinhos, Alex et Thiago Motta. Il y a une vraie amitié dans ce petit groupe brésilien", raconte-t-il.

Sélectionné à 29 reprises sous le maillot auriverde, Lucas rêve évidemment de disputer la prochaine Coupe du monde qui aura lieu l'an prochain dans son pays natal.

En août, lors de la Coupe des Confédérations, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari avait prévenu qu'il ne retiendrait dans son groupe que des joueurs ayant un temps de jeu conséquent dans leur club.

Lucas ne répond pas pour l'instant à ces critères mais il ne s'inquiète pas pour autant. Au contraire, il croit en ses chances d'être de la fête l'été prochain, même s'il n'a pas été convoqué pour les deux prochains matches amicaux.

"Je ne m'inquiète pas. J'ai confiance en mon travail. C'est vrai que je ne suis pas tout le temps titulaire mais en Europe, et ici, au PSG, il y a beaucoup de turnover", avance-t-il.

"Quand je joue, quand j'entre sur la pelouse, je me sens bien et je ne crois pas que cette situation m'empêchera de jouer la Coupe du monde", ajoute-t-il.

A défaut d'être un buteur, Lucas semble être un optimiste convaincu, qui affiche toujours un large sourire.

"Je suis comme ça. Je remercie Dieu car j'ai une bonne famille, des bons amis. J'adore faire des barbecues avec mes amis brésiliens à Paris. Je joue au foot, je suis un grand privilégié et c'est pour ça que j'ai toujours le sourire."

Edité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant