Football: Giovanni Sio, la nouvelle coqueluche de Bonal

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GIOVANNI SIO, LA NOUVELLE COQUELUCHE DE BONAL
GIOVANNI SIO, LA NOUVELLE COQUELUCHE DE BONAL

par Dimitri Rahmelow

SOCHAUX (Reuters) - Arrivé d'Allemagne sur la pointe des pieds à la trêve hivernale en prêt en provenance de Wolfsburg, l'attaquant Giovanni Sio a déjà conquis les coeurs des supporters du stade Auguste-Bonal.

Le Franco-Ivoirien de 23 ans a, en seulement deux rencontres de Ligue 1, déjà inscrit deux buts face au Paris Saint-Germain (3-2) puis à Rennes (2-2), redécouvrant avec joie un championnat de France qu'il avait quitté en 2007 après une saison à Nantes.

"Tout va très bien!", sourit le natif de Saint-Sébastien-sur-Loire lorsqu'on lui demande comment se passe son retour en France.

"Je suis très content de mes débuts. Et j'ai été très bien accueilli. J'ai envie de prendre du plaisir, de continuer à marquer mais l'objectif reste de se maintenir", poursuit celui qui s'est fondu très vite dans le projet du club et dans un collectif pourtant bien garni.

Car, avec déjà quatre attaquants valides à Noël (Roy Contout, Cédric Bakambu, Sloan Privat et Sébastien Roudet), le FC Sochaux ne pouvait pas garantir une place de titulaire à sa recrue, d'autant que son prêt est intervenu lors du retour à la compétition d'un autre élément offensif, Edouard Butin.

"On a chacun nos qualités. Dans le vestiaire, on parle beaucoup de solidarité entre nous. Mais si on continue à se bagarrer, on aura des occasions pour gagner des matches et se maintenir parmi l'élite", estime-t-il.

Son passage dans le Doubs sonne, dans sa bouche, comme une résurrection. Car Giovanni Sio est un grand voyageur qui a connu des fortunes diverses, parfois dues à des choix de carrière hasardeux qu'il ne semble pas regretter.

"J'ai déjà été en difficulté", avoue celui qui, après le FC Nantes, a joué à la Real Sociedad avant de s'exiler au FC Sion, en Suisse, pour trois saisons. Il y inscrira la Coupe de Suisse 2011 à son palmarès.

"ENVIE DE RESTER À SOCHAUX"

Puis, c'est la découverte de la Bundesliga, le VfL Wolfsburg qui le prête à Augsburg. Dix-huit mois de championnat allemand, quinze matches, zéro but. C'est dire combien ces deux premières réalisations pour Sochaux, dès son arrivée, lui ont redonné l'envie de bien faire.

"Je n'avais pas marqué depuis l'an dernier, en Allemagne. J'avais marqué en amical, mais pas en compétition. Je n'ai pas lâché, j'ai toujours cru en moi. J'espère que ce déclic va faire que j'aurai la possibilité de marquer dans les prochains matches", veut croire Giovanni Sio.

Mais ce gabarit élancé (1.80 m pour 70 kg) n'est pas prétentieux. Pas question de se fixer un nombre de buts à marquer d'ici la fin de la saison. Juste "un énorme plaisir de rejouer et une énorme envie de marquer à tous les matches". Et pourquoi pas samedi, contre la lanterne rouge du championnat.

"Le match contre Nancy est primordial, surtout à la maison. On a tous les moyens pour aller le gagner. On va se battre et on est très décidé", prévient-il.

L'aventure durera encore 11 matches de Ligue 1 puis ce sera, peut-être, l'adieu au FC Sochaux qui lui aura permis de reprendre confiance en lui le temps d'une demi-saison.

"Je suis prêté sans option d'achat. Si je devrai retourner dans mon club ? On en parlera à la fin de la saison. Je dirai 'Oui, j'ai envie de rester à Sochaux'. Mais, je ne suis pas le seul à décider. Les dirigeants des deux clubs auront leur mot à dire", dit-il, avec une légère pointe de regret.

Edité par Olivier Guillemain

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