Football et socialisme, une passion tumultueuse

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François Hollande dans les tribunes du Stade de France le 10 juin2016.
François Hollande dans les tribunes du Stade de France le 10 juin2016.

Une note de la Fondation Jean-Jaurès retrace l’histoire faite d’attraction et de répulsion de la gauche française avec ce sport.

Quel est le point commun entre Olivier Besancenot, François Hollande, Martine Aubry, Manuel Valls ou encore Daniel Cohn-Bendit ? Tous, malgré leurs profondes divergences, partagent la même passion du football. Et il y a fort à parier qu’ils suivent avec assiduité les rencontres de l’Euro 2016. Ce n’est pas anecdotique à la lumière de l’histoire tumultueuse qu’entretient la gauche française – au sens large – avec le ballon rond.

C’est cette histoire d’attraction-répulsion que retrace Marion Fontaine, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université d’Avignon, dans une passionnante note pour la Fondation Jean-Jaurès, intitulée « Football et socialisme ».

Depuis le début du XIXe siècle, la gauche est en effet profondément partagée entre contempteurs et amateurs de sports. Ainsi, le rappelle l’historienne, si Léon Blum était adepte du cyclisme et du sport en général – il créera en 1936 le sous-secrétariat d’Etat à l’organisation des loisirs et des sports, confié à Léo Lagrange –, un Jean Jaurès n’était lui que vaguement intéressé par la gymnastique et son aspect « merveilleusement poétique ».

Lutte d’influence Mais revenons au football. Le mouvement socialiste et ouvrier se retrouve très vite face à un dilemme. « Comment échapper, à partir des années 1920, au goût croissant des ouvriers pour le football, le cyclisme ou la boxe ? Comment échapper au peuple tel qu’il est et au fait que les sports deviennent un élément de culture ouvrière ? », rappelle l’auteure. ...

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