Football : en Turquie, un président interdit la barbe à ses joueurs

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Football : en Turquie, un président interdit la barbe à ses joueurs
Football : en Turquie, un président interdit la barbe à ses joueurs

Avec Socrates, elle est entrée dans la légende. En Italie, Andrea Pirlo ne s'en sépare plus depuis quelques années. Thierry Henry, Nicolas Anelka, ou plus récemment Franck Ribéry l'ont adoptée. Excentricité pileuse parfois prisée des footballeurs, la barbe est pourtant vivement critiquée en Turquie.

Sur fond de débat sur la place de la religion dans la République, fondée en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk comme une entité laïque, le président du Gençlerbirligi ("Union de la jeunesse" en turc) d'Ankara, actuellement neuvième du championnat de première division turque, a formellement interdit à ses joueurs de se présenter barbus. Sous peine d'amende. Jusqu'à 250 00 livres turques (environ 9 000 euros) pour chaque apparition des poils bannis. «J'ai 80 ans et je me rase tous les matins», a insisté, exemplaire, le président Ilhan Cavcav.

Le reproche : ressembler aux élèves d'une école islamique. «Alors quoi ? On est dans un lycée religieux ? Vous êtes des sportifs, vous devez être des exemples pour la jeunesse», a rouspeté le glabre dirigeant dans un entretien accordé à l'agence de presse Dogan et repris par la presse turque.

«Alors quoi ? On est dans un lycée religieux ?»

Et Ilhan Cavcav entend bien donner de l'ampleur à sa croisade pileuse. Le dirigeant a confié avoir demandé au président de la Fédération turque de football, Yildirim Demirören, d'interdire aux joueurs le port de la barbe dans tout le pays. Une requête restée lettre morte en raison d'un coupable tout désigné. «Il m'a dit qu'il ne pouvait pas imposer une telle restriction parce que l'UEFA ne le permettrait pas», s'est plaint Ilhan Cavcav. «J'en ai marre de l'UEFA, si seulement nous pouvions jouer au football ailleurs (que sous son autorité) !»

Mais ce combat n'est qu'un volet des critiques récurrentes qui frappent le gouvernement islamo-conservateur, qui dirige le pays depuis 2002, régulièrement accusé de vouloir ...

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