Football, Emil Kostadinov : « Je suis entré dans la vie des Français »

le , mis à jour à 08:59
0
Football, Emil Kostadinov : « Je suis entré dans la vie des Français »
Football, Emil Kostadinov : « Je suis entré dans la vie des Français »

Un soir de novembre 1993, Emil Kostadinov est entré dans la légende. C'était au Parc des Princes. En marquant un but décisif à quelques secondes de la fin du temps réglementaire, l'attaquant bulgare a privé toute une jeunesse française, de David Ginola à Didier Deschamps en passant par Laurent Blanc, d'une Coupe du monde aux Etats-Unis qui lui tendait pourtant les bras. Il a aussi provoqué le plus grand chaos du football hexagonal. Quelques jours avant une nouvelle affiche France - Bulgarie ce vendredi, nous sommes partis à Sofia à la rencontre de l'ancien bourreau des Bleus, aujourd'hui âgé de 49 ans. Pull noir, jean et baskets, sourire timide, Kostadinov apprécie autant la discrétion que cette notoriété très française. L'ex-héros national de la Bulgarie nous a accordé quarante-cinq minutes d'entretien. Sans compter les arrêts de jeu.

 

Etes-vous surpris de savoir que les Français pensent toujours à vous, vingt-trois ans après ce France - Bulgarie ?

EMIL KOSTADINOV. Non, pas vraiment. Je suis entré dans la vie des Français en 1993 et ceux qui suivent le football se souviennent toujours de moi. C'est comme ça et, à intervalles réguliers, on me rappelle cet attachement que j'ai avec la France : à l'occasion du 10 e anniversaire, du 20 e et maintenant, parce qu'un match France - Bulgarie approche...

 

Et alors, comment vivez-vous cette notoriété très spécifique ?

C'est une joie de rester dans l'esprit des gens. Surtout pour quelqu'un comme moi qui vient d'un petit pays comme la Bulgarie.

 

Racontez-nous donc ce match et l'action qui mène à votre deuxième but.

Dès mon but égalisateur en première mi-temps, nous sentions une forte tension dans cette équipe de France. Dans le dernier quart d'heure du match, en particulier, les Français étaient d'une grande nervosité. Cela se voyait sur leurs visages. Ils n'osaient plus prendre aucun risque. On sentait qu'ils étaient devenus très fragiles. ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant