Football: Bordeaux se contente volontiers de sa Coupe

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BORDEAUX SE CONTENTE DE LA COUPE DE FRANCE
BORDEAUX SE CONTENTE DE LA COUPE DE FRANCE

par Simon Carraud

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Les Girondins de Bordeaux n'ont pas vécu une année toujours très palpitante mais la Coupe de France qu'ils ont soulevée vendredi soir au Stade de France suffit largement à leur donner le sentiment du devoir accompli.

Le bilan de la saison ? "Honorable", a estimé le défenseur Benoît Trémoulinas après une victoire 3-2 dans les toutes dernières minutes de la finale contre Evian-Thonon-Gaillard.

Voilà à quoi se résume l'exercice de Bordeaux, cinquième budget de Ligue 1: une septième place en championnat, un huitième de finale en Ligue Europa et, désormais, une Coupe de France qui offre une qualification pour la "petite" Europe.

Vendredi soir, Francis Gillot et ses joueurs se sont succédé devant les journalistes pour dire à quel point ces résultats étaient à la hauteur de ce qu'ils pouvaient espérer.

Et tant pis si les Girondins ont essuyé pendant des mois des critiques sur leur niveau de jeu et sur leurs maigres ambitions offensives - ils ont fini avec la cinquième pire attaque de Ligue 1 en nombre de buts (40 en 38 matches).

Tant pis, aussi, si le propriétaire, M6, a récemment fait savoir par la voix de Nicolas de Tavernost, son président du directoire, que les résultats ne correspondaient pas exactement à ses attentes.

"Je pense qu'on a fait une bonne saison par rapport a l'effectif qu'on a", s'est défendu Francis Gillot en conférence de presse au Stade de France.

L'entraîneur a en effet dû se débrouiller avec les moyens mis à sa disposition et trouver des solutions aux départs cet hiver de deux de ses cadres, les attaquants Yoan Gouffran et Jussiê. Et l'Uruguayen Diego Rolan, recruté pour combler les trous dans l'effectif, s'est vite blessé.

"PAS BESOIN DE 40 JOUEURS"

"Je signerais tout de suite pour une saison prochaine comme ça", a insisté Francis Gillot.

"On nous a souvent critiqués. On a prouvé que Bordeaux était une grande équipe, même si c'était une saison avec des hauts et des bas", a de son côté affirmé Benoît Trémoulinas qui a connu le dernier âge d'or de Bordeaux, en 2009, quand le club raflait d'un seul coup le championnat et la Coupe de la Ligue.

Le président du club, Jean-Louis Triaud, a lui aussi adressé un satisfecit à son équipe qui, selon lui, a de quoi faire des envieux.

"Quand tu es septième, tu as déjà les deux tiers de la L1 qui aimeraient être ta place. On a fait un huitième de finale d'Europa League, c'est nous (parmi les clubs français) qui avons été le plus loin", a-t-il argumenté vendredi soir.

"Les quelques regrets, c'est les matches nuls de début de saison que l'on doit gagner", a ajouté celui qui donnait pourtant il y a un mois un zéro sur vingt à ses joueurs au terme d'un match raté.

"J'aime pas trop les statistiques, mais enfin, on perd autant de matches que Marseille et Lyon, qui est troisième. Ce qui nous a tués, c'est ces 16 matches nuls."

Bordeaux a en effet autant de défaites à son compteur que le deuxième et le troisième de Ligue 1 - neuf - mais a pâti de sa tendance à encaisser des buts dans les dernières minutes.

Comme Francis Gillot, le dirigeant bordelais aimerait donc faire une saison identique, à niveau d'investissement constant. Donc sans faire de folies sur le marché des transferts estival.

"Tu as des garçons comme Abdou Traoré, (André) Poko, qui n'ont pas fait un match en début de saison. Maintenant, ils sont en concurrence pour des postes de titulaires. Ça continuera comme ça. Pas besoin de 40 joueurs", a-t-il prévenu.

Les Girondins ont pu constater qu'ils avaient un vivier où puiser puisqu'ils ont en réalité fait un doublé vendredi au Stade de France, avec une victoire en Coupe de France et une autre en Coupe Gambardella, réservée aux équipes de jeunes.

Deux trophées pour contrebalancer une saison en demi-teinte. "Une délivrance", selon Jean-Louis Triaud.

Car Bordeaux aura attendu un but de Cheick Diabaté à la 89e minute du dernier match de sa saison pour palpiter, enfin.

Edité par Grégory Blachier

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