Football-Blatter veut un compromis entre Palestiniens et Israéliens

le , mis à jour à 17:08
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RAMALLAH, Cisjordanie, 20 mai (Reuters) - Le président de la Fifa a déclaré mercredi qu'Israël avait proposé d'alléger les restrictions imposées aux déplacements des footballeurs palestiniens, sans convaincre pour le moment la fédération palestinienne de football de renoncer à demander la suspension d'Israël par la Fifa. Sepp Blatter s'est rendu en Israël mardi et dans les territoires palestiniens mercredi pour mener "une mission de paix" et tenter de faire émerger un compromis qui éviterait un vote sur la suspension d'Israël lors du prochain congrès de la Fifa, le 29 mai. A l'issue d'un entretien avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, le président de la Fifa s'est dit "optimiste" sur le fait qu'Israël, qui en a plusieurs fois fait la promesse sans jamais passer à l'acte, faciliterait cette fois les déplacements des joueurs palestiniens entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. "Ils (les responsables israéliens) ont dit qu'ils le feront", a-t-il déclaré après son entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu mardi. L'assouplissement des conditions de déplacement des joueurs palestiniens proposé par Israël, qui inclut la délivrance de cartes d'identité spéciales et la mise en place d'un service d'escorte entre Gaza et la Cisjordanie, n'est pas suffisante pour la fédération palestinienne, a déclaré son président Djibril Rajoub. Deux sujets n'ont en effet pas été réglés. Le premier est celui du racisme anti-arabe, qui trouve une illustration dans le refus du club du Beitar Jérusalem de recruter le moindre joueur arabe, le deuxième, celui de la participation au championnat israélien de cinq équipes basées dans des colonies situées en Cisjordanie jugées illégales par la communauté internationale. Cette question est particulièrement préoccupante, a dit Sepp Blatter et elle doit être résolue puisque les statuts de la Fifa prévoient que les équipes doivent être basées sur leur territoire national. "Ce n'est pas seulement un crime de guerre mais une violation des statuts de la Fifa", a insisté de son côté Djibril Rajoub. (Ori Lewis et Luke Baker,; Nicolas Delame pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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