Football: Blanc s'en va, succession ouverte à la tête des Bleus

le
0
Football: Blanc s'en va, succession ouverte à la tête des Bleus
Football: Blanc s'en va, succession ouverte à la tête des Bleus

PARIS (Reuters) - La succession de Laurent Blanc est désormais ouverte après la décision annoncée samedi par le sélectionneur de l'équipe de France de football de ne pas renouveler son contrat.

Dans un communiqué, l'ancien champion du monde a évoqué une divergence de points de vue avec Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), notamment sur l'importance de son staff, et a dit regretter que la question de la prolongation de son contrat n'ait pas été résolue avant l'Euro.

Désormais, il reste peu de temps à la FFF pour désigner le nouveau patron des Bleus.

L'équipe de France doit disputer un match amical le 15 août contre l'Uruguay au Havre. Elle doit aussi débuter les éliminatoires pour la Coupe du monde 2014 en septembre dans un groupe I qui compte l'Espagne, la Finlande, la Géorgie et la Biélorussie. Seul le premier du groupe est directement qualifié pour le Brésil.

Anciens coéquipiers de Blanc chez les Bleus, Fabien Barthez et Bixente Lizarazu ont semblé regretter ce départ, dimanche, lors de l'émission Téléfoot, sur TF1.

"Pourquoi il est parti? Ça reste des raisons personnelles. Il voulait rester mais il n'a peut-être pas senti qu'on le désirait vraiment. C'est un affectif et c'est peut-être plus cela qu'une question de staff (qui l'a décidé). On va dire que c'est dommage", a dit Barthez, qui fut notamment le portier des Français lors du sacre des Bleus au Mondial de 1998.

Lizarazu a lui évoqué un "gâchis" et est allé dans le sens d'un manque d'entente entre le "Président" Blanc et le président Le Graët.

"Bien sûr, il y avait quelques branches à couper et quelques réglages à faire. J'ai l'impression qu'il s'agit plus d'un problème de relations avec Noël Le Graët", a dit l'ancien joueur de Bordeaux et du Bayern Munich.

DESCHAMPS SEMBLE TENIR LA CORDE

Ceci étant, la FFF entame désormais une course contre la montre pour désigner le nouveau sélectionneur. Les travaux débuteront mardi, lors du Comité exécutif de la FFF à l'issue duquel Le Graët souhaite pouvoir donner un nom.

Des noms, il en circule déjà, à commencer par celui de Didier Deschamps, qui a rendu public la semaine dernière son désir de quitter Marseille, avec qui il est encore sous contrat, jusqu'en 2014.

Si Deschamps, capitaine des Bleus, notamment lors de la Coupe du monde 1998, fait figure de favori, un terrain d'entente devra être trouvé entre l'OM et la FFF concernant des indemnités financières liées à la rupture de contrat du technicien marseillais avec le club de Ligue 1.

Dès samedi, lors d'une conférence de presse à Kiev en marge de l'Euro, Michel Platini, président de l'UEFA, avait abordé le sujet, sans même encore connaître la décision de Blanc.

"Deschamps connaît très bien la maison et je pense qu'il ferait un très bon sélectionneur, mais il y en a d'autres", a dit l'ancien joueur, qui fut lui-même sélectionneur.

Fabien Barthez a, lui, estimé que "Dédé" avait "toutes les qualités pour reprendre cette équipe".

"Il a prouvé qu'il était un bon entraîneur", a-t-il souligné.

Un autre nom circule, celui de Paul Le Guen, un Breton comme Noël Le Graët, actuellement sélectionneur au Sultanat d'Oman. Une solution interne à la Direction technique nationale est également évoquée.

La piste Zinedine Zidane n'est pas non plus à écarter, même s'il est engagé avec le Real Madrid - son dernier club en tant que joueur - comme conseiller du président.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Danielle Rouquié

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant