Football: Baup victime du principe de réalité, selon Labrune

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SELON VINCENT LABRUNE, ÉLIE BAUP A ÉTÉ RATTRAPÉ PAR LE PRINCIPE DE RÉALITÉ
SELON VINCENT LABRUNE, ÉLIE BAUP A ÉTÉ RATTRAPÉ PAR LE PRINCIPE DE RÉALITÉ

MARSEILLE (Reuters) - Le président de l'Olympique de Marseille, Vincent Labrune, a invoqué lundi un principe de réalité pour justifier l'éviction d'Elie Baup et son remplacement par José Anigo au poste d'entraîneur du club.

"On a été rattrapé par un principe de réalité dans un club où l'exigence est plus élevée qu'ailleurs", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse.

"On a perdu 50% de nos matches officiels. On a touché le fond dans le jeu et dans l'esprit. On est tous coupables mais le premier responsable c'est l'entraîneur, d'où cette décision qui a été humainement difficile à prendre."

L'OM affiche cette saison un bilan de huit victoires, trois nuls, six défaites et une cinquième place loin du podium qui reste son objectif prioritaire.

Le détonateur de la rupture avec Elie Baup a été la quatrième défaite de la saison à domicile concédée vendredi face à Nantes.

"L'urgence du court terme, c'est de se remettre dans un mode de combat et de retrouver la culture de la gagne", a souligné Vincent Labrune.

"J'ai acquis la conviction qui si on ne créait pas un choc psychologique, il n'y avait pas de solution pour redresser la barre", a-t-il ajouté.

La décision de demander à José Anigo d'assurer l'intérim, "au moins jusqu'à la trêve" s'est naturellement imposée.

José Anigo a déclaré que Vincent Labrune n'avait pas eu de mal à le convaincre de quitter son poste de directeur sportif.

"Il m'a expliqué que j'étais salarié du club et que je n'avais pas le choix", a-t-il dit. "Le club, c'est ma deuxième famille. Il était logique de répondre à cette attente."

Ancien joueur de l'OM, José Anigo en a déjà été entraîneur par intérim à deux reprises et l'a conduit à la finale de la Coupe de l'UEFA en 2004.

Il a déclaré que son objectif serait "de faire des séries pour recoller dans le haut du tableau" et comptait pour y parvenir sur une plus grande implication des joueurs.

"C'est leur état d'esprit qu'il faut titiller. Il y a des choses qui se sont peut-être évaporées chez certains et qu'il faut vite retrouver. Je leur ai dit que la sanction prise contre le coach, ils en sont responsables", a-t-il précisé.

Jean-François Rosnoblet, édité par Jean-Paul Couret

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