Football: Abidal et Toulalan, deux anciens Bleus à Monaco

le
0
ABIDAL REVIENT À MONACO
ABIDAL REVIENT À MONACO

par Etienne Ballérini

MONACO (Reuters) - L'AS Monaco a présenté lundi en grande pompe ses deux nouvelles recrues, les anciens Bleus Eric Abidal et Jérémy Toulalan, symboles de son ambition de frapper fort la saison prochaine en Ligue 1 avec des joueurs expérimentés.

L'arrivée de l'ancien défenseur du FC Barcelone, qui s'est engagé pour une année et une autre en option, a été officialisée dans la journée. Celle de l'ex-pensionnaire de Malaga avait été actée samedi, avec un contrat de deux saisons et une en option.

La présentation des deux joueurs a eu lieu dans un palace monégasque où le directeur sportif de l'ASM, Vadim Vasilyev, s'est félicité d'avoir enrôlé "deux grands joueurs avec une expérience française et internationale".

"C'est ce dont le club a besoin car c'est important qu'ils soient là pour faire grandir nos jeunes. Et puis voir revenir des joueurs français qui sont partis à l'étranger, c'est un symbole", a souligné le dirigeant monégasque.

Pour Eric Abidal, formé à l'AS Lyon-Duchère mais révélé au niveau professionnel avec Monaco (2000-2002), ce retour dans la Principauté n'est pas neutre.

"C'est un retour à la case départ. C'était mon objectif de revenir ici, j'y ai plein de souvenirs et je suis heureux que Monaco m'ait fait confiance et n'ait pas douté de mon état de santé", a expliqué le joueur âgé de 33 ans, absent des terrains près d'un an après avoir subi une greffe du foie en avril 2012.

"Pour moi, c'était important d'avoir un objectif. Monaco a toujours été un grand club. Je n'oublie pas les belles années et les grands noms d'hier. Si le club a traversé une période difficile et que les choses ont changé, l'objectif reste toujours le même : être le plus ambitieux possible", a-t-il dit.

A l'appui de son propos, Eric Abidal a cité l'exemple de l'international colombien Radamel Falcao, qui a choisi de venir à Monaco alors qu'il était courtisé par d'autres grands clubs européens, dont le Real Madrid.

"ARMÉ POUR BATAILLER"

"Il est énorme. Il ne s'est pas trompé en venant ici et on va donner notre meilleur pour l'aider à marquer des buts", a-t-il dit au sujet de l'ancien attaquant de l'Atletico Madrid, vendu pour près de 60 millions d'euros au début du mercato.

Eric Abidal, sélectionné à 61 reprises chez les Bleus, dispose d'un riche palmarès - triple champion de France, quadruple d'Espagne et double vainqueur de la Ligue des champions - et son transfert, comme celui du défenseur portugais Ricardo Carvalho, témoigne de la volonté des dirigeants de l'ASM d'ajouter de l'expérience dans leur équipe.

Jérémy Toulalan, formé à Nantes puis sous contrat à Lyon avant de quitter la France pour l'Espagne et Malaga, a expliqué lui aussi avoir été séduit par le projet monégasque.

"C'est un peu la même raison sportive que quand j'étais parti à Malaga, où il y avait un challenge. Et ce fut une réussite, pas une 'fuite' comme l'ont pensé certains lors de mon départ de Lyon. J'y ai passé là-bas deux saisons extraordinaires", a-t-il dit.

Il s'est félicité de la future rivalité avec le champion en titre, le Paris Saint-Germain, qui la saison dernière n'avait pas vraiment d'adversaire à sa mesure.

"Défier le PSG ? Je pense qu'on en a les possibilités et quand on voit les qualités de l'effectif, je pense qu'on est armé pour batailler", a estimé le joueur de 29 ans.

"Mais on sait aussi qu'avec des joueurs talentueux, il faut tout de même du temps pour que l'amalgame se fasse. En tous cas, pour le championnat français, avoir deux clubs et de grands joueurs, c'est une très bonne chose."

Jérémy Toulalan compte 36 sélections en équipe de France mais n'a plus été appelé depuis la Coupe du monde 2010, où il avait pris part au mouvement de grève des Bleus à Knysna, en Afrique du Sud.

À la question de savoir si un retour en Ligue 1 pourrait jouer en sa faveur aux yeux de Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, Jérémy Toulalan a évité le sujet. "Je ne parle pas de la sélection. Ce qu'il s'est passé ne sera jamais oublié. Cela sera toujours au fond de moi", a-t-il dit.

Edité par Olivier Guillemain et Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant