"Food porn" : le coup de gueule des chefs

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Food porn, les chefs en colère
Food porn, les chefs en colère

Le pragmatisme américain est en passe de gagner les grands noms de la gastronomie française. Car aux États-Unis, certains grands restaurants ont franchi le pas il y a belle lurette : interdire, comme au musée, les photos de plats prêts à poster sur les réseaux sociaux. Après le fast-food, après la junk food, le food porn est en effet le nouveau phénomène qui a le don d'exaspérer les gourmets professionnels. "Les photos ne sont pas interdites, mais je veux créer l'interrogation"Certains ont tranché dans le lard, à l'instar d'Alexandre Gauthier, chef de La Grenouillère à la Madelaine-sous-Montreuil. Il a tout simplement représenté un appareil photo barré sur sa carte. "Les photos ne sont pas interdites, mais je veux créer l'interrogation", explique-t-il. "On essaie de créer une parenthèse dans la vie de nos clients. Pour ça, il faut déconnecter du portable." Élémentaire ? Non. "On n'arrive pas à déconnecter les gens", déplore le chef étoilé de 34 ans. "Avant, ils faisaient des photos de famille, de la grand-mère, maintenant, on fait des photos de plat", ironise-t-il. "On tweete, on like, on commente, on répond. Et le plat est froid", regrette-t-il encore. La rançon de la gloire ?D'autres planchent encore sur le sujet, attristés qu'on leur enlève aussi un peu, quelque part, leur "propriété intellectuelle". C'est ce que ressent en tout cas Gilles Goujon, chef étoilé dans l'Aude, qui craint par ailleurs d'être "copié", et de...

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  • fquiroga le mercredi 26 fév 2014 à 13:09

    C'est le privilège du client payeur!!!!!