Fonds «vautours» : l'Argentine est-elle au bord du gouffre ?

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Fonds «vautours» : l'Argentine est-elle au bord du gouffre ?
Fonds «vautours» : l'Argentine est-elle au bord du gouffre ?

Le compte à rebours a commencé pour l'Argentine. On devait savoir ce mercredi ce soir si le pays est en défaut de paiement pour la seconde fois depuis dix ans, ce qui pourrait avoir des conséquences imprévisibles. 

C'est en effet ce mercredi soir que se terminaient les difficiles tractations entre Buenos Aires et deux «petits» créanciers, les «fonds vautour» NML et Aurelius, basés à New-York, dont les exigences menacent de précipiter l'Argentine au bord du gouffre. Aux dernières nouvelles , L'Argentine et les fonds «vautours» n'étaient pas parvenus à un accord. «Nous allons chercher une solution juste, équilibrée et légale pour 100% de nos créanciers», a commenté le ministre argentin de l'Economie un peu après minuit.

 L'Argentine devait en effet s'acquitter d'ici à mercredi minuit, d'une somme de 539 millions d'euros à ses autres créanciers qui ont eux consenti une remise de dette d'environ 65% après la crise économique de 2001. Une somme minime eu égard à aux réserves de changes du pays qui se montent à près de 28 milliards de dollars.

Pourtant ce remboursement ne peut aboutir tant que Buenos Aires n'aura pas trouvé de compromis avec NML et Aurelius. Le remboursement est en effet bloqué par le juge américain Thomas Griesa tant que l'Etat argentin n'aura pas versé à ces deux fonds «vautours» la somme de 1,3 milliards de dollars. 

 Explications sur une crise qui n'en finit plus de faire trembler l'Argentine.

D'où vient la crise actuelle? En 2001, l'Argentine, alors en crise économique, fait défaut sur sa dette publique. Le pays ne peut honorer celle-ci, qui se monte alors à une centaine de milliards de dollars. Pourtant, entre 2005 et 2010, le gouvernement parvient à restructurer une partie de cette dette. 93% de ses créanciers acceptent alors le principe d'une décote d'environ 65% sur les titres de dette de l'Argentine qu'ils possèdent. 

Parmi les 7% de créanciers récalcitrants, que ...

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