Fonds : les pays européens offrent des opportunités de développement variées

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(NEWSManagers.com) - En 2010, les encours sous gestion des fonds européens représentaient 5.200 milliards d' euros, selon Lipper FMI et Cerulli Associates. Un niveau certes supérieur au plus bas de 2008, mais qui reste inférieur à celui de 2007 (5,4 milliards d' euros).
Ce secteur reste dominé par les sociétés de gestion captives (appartenant à des banques ou compagnies d' assurances). Ainsi, en septembre 2010, 66,7 % des encours des fonds européens étaient encore " captifs" , selon un sondage réalisé par Cerulli Associates* auprès des 30 principaux groupes de gestion transfrontières en Europe. Même s' il recule depuis 2008, où la proportion était de 71,4 %, ce niveau reste élevé.
Les moyennes européennes doivent toutefois être maniées avec précaution, nuance le consultant, selon lequel il convient d' aborder chaque marché individuellement. En effet, compte tenu de leur histoire, les pays ne connaissent pas la même évolution et offrent des opportunités différentes.
Ainsi, pour Cerulli, l' Italie, dont le secteur des fonds représente 439,8 milliards d' euros, reste l' un des marchés clés en Europe pour les fonds internationaux et la distribution de fonds tiers, même si les actifs et les flux ont du mal à renouer avec leur vigueur passée. " Toutefois, les acteurs internationaux et transfrontières sont considérés favorablement par les investisseurs institutionnels et particuliers" , indique l' étude. Les grandes banques continuent de dominer le secteur mais elles font appel à des prestataires extérieurs pour des classes d' actifs et portefeuilles spécialisés. Le consultant note enfin que les fonds de fonds et les fonds dédiés étaient le canal privilégié des investisseurs il y a cinq ans, mais que cela a changé avec l' arrivée de la directive MIF, de faibles performances et un manque de confiance.
Côté espagnol, où les encours ressortaient à 205,3 milliards d' euros contre 316,7 milliards en 2006, les canaux de distribution, tout comme le système bancaire, sont en pleine refonte. Le nombre de distributeurs se réduit à coup de fusions, ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour les sociétés de gestion non captives. Reste à convaincre les investisseurs de revenir vers les fonds, souligne Cerulli.
Plus au nord, en Allemagne (472,5 milliards d' euros), l' étude observe que les investisseurs particuliers sont sous-diversifiés, ce qui n' est pas une bonne nouvelle pour les fournisseurs de fonds tiers? Résultat des courses : les banques privées, les conseillers en gestion de patrimoine et les fonds de fonds représentent la meilleure opportunité pour les sociétés qui voudraient vendre leurs fonds, indique le consultant.
Au Royaume-Uni (604,2 milliards de livres), Cerulli rappelle que les commissions de vente des fonds vont être bannies chez les conseillers financiers, ce qui va avoir un certain nombre de conséquences en termes de distribution. Ainsi, pour survivre, les conseillers vont devoir réduire leurs coûts et se débarrasser des clients non rentables. Pour ce faire, ils externalisent la sélection de fonds et utilisent des plates-formes. Cerulli note aussi que des milliers de conseillers pourraient disparaître tandis que d' autres vont se concentrer sur les clients fortunés disposant d' au moins 100.000 livres. Cela va doper le canal de la vente directe au consommateur, principalement sur Internet.
Enfin, pour la France (729,6 milliards d' euros), Cerulli note que les sociétés de gestion captives sont non seulement gigantesques, mais qu' elles ont aussi du succès, notamment dans la vente de leurs fonds en Europe en en Asie. Par ailleurs, si le canal des conseillers en gestion de patrimoine indépendants pouvait s' exprimer d' une seule voix, il pourrait capturer une part de marché décente.

* The Cerulli Report, European Distribution Dynamics

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