Fonds de pension chiliens : et si nous pouvions nous en inspirer ?

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Le Chili a substitué des fonds de pension à cotisations définies individuelles obligatoires à son ancien système en répartition. (© CC-Throgers)
Le Chili a substitué des fonds de pension à cotisations définies individuelles obligatoires à son ancien système en répartition. (© CC-Throgers)

Les enjeux étant considérables, les fonds de pension constituent un sujet passionnel par excellence, mais surtout un défi à relever par tous les pays, y compris la France, soumis au vieillissement tendanciel de leur population. Ceci dans une perspective de financement à long terme des personnes âgées et, par ricochet, des économies.

Il en a été le cas au Chili (1), pays pionnier dans ce domaine, qui rapidement et, disons-le, dans des conditions particulières d’absence de contre-pouvoirs, a substitué des fonds de pension à cotisations définies individuelles obligatoires à son ancien système en répartition. Tout ceci dans le cadre d’une série de profondes réformes des institutions et des mécanismes économiques, dont une remise à plat radicale du mode de financement de son système de sécurité sociale.

Cette note se limite à dresser un sommaire bilan de la contribution des fonds de pension à l’accumulation de capitaux, à l’émergence d’un marché des capitaux efficace, à la modernisation de l’économie et de l’Etat chilien (2).

La recette aux déficits

Les réformes amorcées dans ce pays en 1981 ont été réalisées avec en toile de fond une histoire caractérisée par, depuis les années 1940, des déficits budgétaires chroniques (atteignant par périodes jusqu’à deux digits), une dette publique substantielle et majoritairement extérieure (à un moment parmi les plus élevées au

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