Fonctionnaires, taxis et contrôleurs aériens en grève en France

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    * Marge de manoeuvre sur les salaires faible-Lebranchu 
    * Enseignants en grève contre la réforme du collège 
    * Les taxis dénoncent la concurrence "déloyale" des VTC 
    * Trafic aérien réduit de 20% 
 
    PARIS, 26 janvier (Reuters) - Fonctionnaires, enseignants, 
contrôleurs aériens et chauffeurs de taxis manifestent ce mardi 
en France pour réclamer respectivement une hausse du pouvoir 
d'achat, la suppression de la réforme du collège, protester 
contre les suppressions d'effectifs et dénoncer la concurrence 
des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC).  
    Des perturbations étaient signalées aux abords des aéroports 
de Roissy-Charles-de-Gaulle et d'Orly et sur le périphérique 
parisien en raison du mouvement de grève des chauffeurs de taxi 
Porte Maillot et devant le ministère de l'Economie et des 
Finances.  
    D'autres mouvements sont également prévus en région, à 
Toulouse, Lille ou encore Bordeaux. Dans la ligne de mire des 
taxis, la concurrence "déloyale" des VTC qui met en péril selon 
eux leur activité et la "mauvaise" application de la loi 
Thévenoud de 2014 encadrant les VTC.  
    "Aujourd'hui il y a une situation qui est intenable où on 
demande aux uns d'avoir tout le poids de la réglementation et 
des charges et aux nouveaux venus de n'avoir rien à payer", a 
dit Thierry Guichard, porte-parole du collectif des Taxis de 
France, sur France Info.  
    "On ne peut pas sur la durée mettre en place des métiers qui 
ont le même objectif avec des règles qui sont complètement 
différentes", a-t-il ajouté.  
    Les quelque 5,6 millions de fonctionnaires appelés à faire 
grève réclament eux une hausse du point d'indice qui sert de 
base au calcul de leurs salaires et qui est gelé depuis 2010.  
    Trois syndicats majoritaires (CGT, FO et Solidaires) ont 
refusé de signer l'accord sur la rémunération et la carrière des 
fonctionnaires annoncé en septembre par le gouvernement.  
    Une négociation salariale doit s'ouvrir fin février sur la 
question du point d'indice.  
     
    MARGE DE MANOEUVRE RÉDUITE 
    "Il n'y aura pas une grosse augmentation du point d'indice 
parce que nous sommes encore en situation difficile", a prévenu 
la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu sur 
France 2.  
    "Il y a encore une situation de chômage qui nous a conduit à 
prendre des mesures supplémentaires (...), une situation en 
terme de sécurité, police, justice, armée, etc. qui fait qu'on a 
été obligés de créer des postes donc du coup la marge de 
manoeuvre sera très faible". 
    Le gel du point d'indice depuis 2010 a permis à l'Etat de 
récupérer sept milliards d'euros, c'est "beaucoup", a reconnu la 
ministre qui a souhaité une "augmentation symbolique". 
    Cinq ans sans augmentation pour l'ensemble des 
fonctionnaires, "c'est vrai que c'est un peu long (...) mais il 
faut regarder les chiffres de la croissance et les recettes de 
l'Etat, je pense que les fonctionnaires en sont conscients".  
    Les enseignants sont également appelés à descendre dans la 
rue ce mardi à Paris et en région pour protester contre la 
réforme du collège mise en place par la ministre Najat 
Vallaud-Belkacem.  
    Selon le ministère de l'Education, 13% des enseignants du 
premier degré (écoles maternelles et élémentaires) ont déclaré 
leur intention de faire grève pour réclamer, eux, une hausse du 
salaire.     
    Chez les contrôleurs aériens, trois syndicats (SNCTA, FO et 
CGT) ont appelé à faire grève dans le cadre du mouvement de 
mobilisation des fonctionnaires. 
    Leur préavis de grève a conduit la  direction générale de 
l'aviation civile (DGAC) à demander aux compagnies l'annulation 
préventive de 20% des vols.  
 
 (Marine Pennetier) 
 
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